M™'= DURANDI
Oui, mais vous nous aviez promis de nous apprendre...
SORBETI.
Silenzio, dunque !... elze viens offrir au Zymnase mes roulades et mes sorbets.
LA COMTESSE CHINGHILA, montrant Tricot.
Voici monsieur qui est un des principaux administrateurs,
SORBETI.
Corpo diBacclio !... il ne fallait pas me laisser parler devant lui... Nous venons, signer... moi d'abord, 6 poui ces deux dames, prime donne, ma cousine Jannelte, c'cst-à-dirc Gianeti, et ma sœur madame Durandi.
DUJOUR.
J'eulcn Is, madame Durand.
SORIiETI.
Si, ma ze lui ai donné des lettres de naturalisation, per que, comme ze vous disais, pour roussir en mousique, il faut être Italiano.
DUJOUR.
Permettez, monsieur; je ne suis pas tout à fait de votre avis.
Allt : Dans ma chaumière. {Koulpuf.)
Elle est française, La noble lyre de Grétry, Et cette voix qui dans YAgncsc Enivre vos dilettanti.
Elle est française.
SORBETI.
Si, signer, les Français ont du bon; quoique zé ne sois piou de leur pays, je conviens que dans ce moment ils ont pris un élan niousical... auquel je me plais à rendre justice.
AIR : Vùilà bien ces lâches mortels. (Les l'révenlions d'une femme)
Chaque rue a ses troubadours,
Armés de luths et de guitares ;
Grâce à leurs chants, vos carrefours
En musique sont moins barbares ;
Et tout reconnaîtrait dézà
Les douces lois de l'harmonie, «
Si les orgues n'étaient pas là
Pour rappeler la barbarie.
TRICOT
Et vous croyez, mon cher, que votre musique italienne pourra s'adaptera nos petits opéras-comiques et à nos vaudevilles?
SORBETI.
Oh! parfaitement.
AIR : Sans mentir. (Les Habitant! des Landes. i Z'ai tradouit en chants faciles Gluck, Mozart et Sacchini; Et ze mets en vaudevilles Jusqu'au signer Rossini.
Ses œuvres, que zo corrige, Sarmeront plus d'un écho,
Et, frappé d'un tel prodige,
Chacun dira : Quèsaco ?
Il Turco, [Bin.) Sur l'air de la Monaco.
Ascoltale un poco.
(il chante un air bouffe.) TRICOT, après l'air, à Sorbeti.
C'est fort bien... Voici l'entrée du théâtre, (a m. Dujour.) et de la location.
(ils sortent tous, excepté Tricot.)