‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 5)Chapitre 27 sur 188 · I.OURDORFF · texte numérisé non relu

I.OURDORFF

Allons donc !

LE COMTE

Mais voici qui est encore plus surprenant... Plein de ce nouvel espoir, je prends la poste; je parcours IWllemagne, je m'informe ; j'arrive à Presbourg il y a un peu plus de six semaines, et là, je reçois une lettre du général en chef, qui m'apprend que dans la dernière retraite de l'armée autricliienne, le malheureux Adolphe do Valberg, mon neveu, en chargeant à la tète d'un régiment hongrois, a été tué.

LOURDORFF. '

Comment ! pour la seconde fois !

NANCY, alarmée.

Et vous êtes certain que le général en chef...

LE COMTE

Il le connaissait comme moi-même.

LOURDORFF.

Je vous répète que c'est impossible...

LE COMTE

C'est impossible ! Eh ! mon Dieu ! mon cher Lourdorff, que diriez-vous si je vous faisais part de ce que l'on m'annonçait ce matin môme? Imaginez-vous... mais pour celuilà je veux m'en assurer moi-même, car tant d'événements incroyables, la douleur de sa perle, finiraient par me faire tourner la tête ; ainsi permettez-moi do me remettre en route sur-le-champ.

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