SCENE iir
Les mêmes; CHARLES, SAUSSMANN.
CHARLES
Général, la voiture est prête et le postillon est à clieval ; mais h nuit est noire en diable, et on craint un orage.
NANCY
Vous voyez, monsieur le comte, que tous feriez bien mieux de ne partir que demain.
LE comte.
Non, non, il faut que nous allions couclicr à Szililzo ; c'est toujours six lieues de gagnées.
SAUSSMANN.
Oh ! monsieur, je ne vous conseille pas de vous risquer, surtout à cette heure-ci. Moi, je suis concierge du château depuis vingt ans, et je connais le pays.
LE COMTE
Est- ce que la route est mauvaise ?
SAUSSMANN.
Ah! monsieur, le chemin est superbe, mais...
LE COMTE
Allons, il y a des voleurs ?...
SAUSSMANN.
Oh ! monsieur, ils n'oseraient pas ; il faudrait qu'ils fussent bien hardis pour s'exposer à rencontrer...
LE COMTE
A rencontrer... qui ?
SAUSSMANN.
Depuis quelque temps il en a paru dans le canton; on en
coiinait. (a voix basse.) On parle d'uii Prussien, un nommé le major de Sclnvarzenbach, qui, il y a huit jours, a été pendu à Barzova pour une dizaine de llorins qu'il s'était appropriés, et qui depuis s'est permis de reparaître; enfin, vous comprenez, c'en est un...
LOURDORFF, un peu effrayé.
Un (juoi, enfin ?
SAUSSMANN.
Un vampire !
TOUS
Un vampire !