‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 5)Chapitre 63 sur 188 · COURTOIS, VICTOR · texte numérisé non relu

COURTOIS, VICTOR

VICTOR, à la cantonade.

C'est bon, c'est bon; fais seulement ranger le cabriolet: cet imbécile de Tom va le mettre en travers. Personne encore.

COURTOIS, à part.

Ça ne m'a pas l'air d'un client.

VICTOR, regardant autour de lui.

Allons, je serai le premier au rendez-vous, (vivement.) Eslon plus malheureux! en rentrant chez moi, pour prendre mes armes, je trouve celle lettre de mon oncle. Au premier duel, plus de mariage ; et d'un autre coté, ce fat que j'ai provoqué hier au soir ! aussi pourquoi s'avise-t-il d'aller chanter sous les fenèlres de ma cousine? il m'a donné son nom, je lui ai donné le mien, et c'est ici qu'est le rendezvous ! M. de Saint-Firmin, capitaine... Saint-Firmin, je ne le connais pas, et l'obscurité m'a empêché de le distinguer. Si c'était ce monsieur que j'aperçois là!

COURTOIS, ù part.

Comme il me regarde! aurait-il besoin de ma' médiation ? Je crois que je puis toujours saluer sans me compromettre.

(Ils se rendent mutuellement le salut.) VICTOR, regardant Courtois.

Non, ce n'est pas cela, il est impossible que cette figurelà soit une mauvaise tète ; tournure pacifique. (Tirant sa montre.) Et je scrai venu trop tôt ! Pourvu que mon oncle n'en sache rien. Si j'étais vainqueur, encore passe ; mais, selon ma louable liabitude, si je suis blessé, comment le lui caclier?... et je perdrai la main de ma cousine pour uno

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étourderie, pour une inconséquence ; oh ! maudite tête ! je

jure bien que dorénavant...

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