‹ Œuvres complètes de F. BaucherChapitre 26 sur 183 · FLEXIONS LATÉRALES DE L'ENCOLURE · texte numérisé non relu

FLEXIONS LATÉRALES DE L'ENCOLURE

1° Le cavalier se placera près de l'épaule du cheval comme pour les flexions de mâchoire ; il saisira la rêne

droite du bridou, qu’il tendra en l’appuyant sur l’encolure, pour établir un point intermédiaire entre limpulsion qui viendra de lui et la résistance que présentera le cheval; il soutiendra la rêne gauche avec la main gauche à trente-trois centimètres du mors. Dès que le cheval cherchera à éviter la tension constante de la rêne droite en inclinant sa tête à droite, le cavalier laissera glisser la rêne gauche, afin de ne présenter aucune opposition à la flexion de l’encolure. Cette rêne gauche devra se soutenir par une succession de petites tensions spontanées, chaque fois que le cheval cherchera à se soustraire par la croupe à l’assujettissement de la rêne droite. (Planche 7.)

2° Lorsque la tête et l’encolure auront complètement cédé à droite, le cavalier donnera une égale tension aux deux rênes pour placer la tête perpendiculairement. Le liant et la légèreté suivront bientôt cette position, et aussitôt que le cheval constatera l’absence de toute roideur par l’action de mâcher son frein, le cavalier fera cesser la tension des rênes, en prenant garde que la tête ne profite de ce moment d’abandon pour se déplacer brusquement. Dans ce cas, il suffirait pour la contenir d’un léger soutien de la rêne droite. Après avoir maintenu le cheval quelques secondes dans cette attitude, on le remettra en place en soutenant un peu la rêne gauche. L’important est que l’animal, dans tous ses mouvements, ne prenne de lui-même aucune initiative. ( Planche 8.)

La flexion de l'encolure à gauche s’exécutera d’après les mêmes principes, mais par les moyens inverses. Le cavalier pourra renouveler avec les rênes de la bride ce qu’il aura fait d’abord avec celle du bridon ; cependant le bridon devra toujours être employé en premier lieu, sou effet élaut moins puissant et plus direct. Si les flexions à pied ont été bien faites, si elles ne laissent rien à désirer,

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celles à cheval s’obtiendront facilement. Ces premiers exercices sont d’une grande importance, et le temps que l’on y consacre abrège considérablement la durée des leçons qui doivent suivre.

Lorsque le cheval se soumettra sans résistance aux exercices précédents, ce sera une preuve que l'assouplissement de l’encolure a déjà fait un grand pas. Le cavalier pourra dès lors continuer son travail en agissant avec un moteur moins direct, et sans que sa vue impressionne l’animal. Il se mettra donc en selle, et commencera par renouveler, avec la longueur des rênes, les flexions latérales auxquelles il a déjà exercé le cheval.

rLEXI O.NS LATÉRALES DE L’EXCOLl'UE, LE CAVALIER ÉTANT A CHEVAL.

1* Pour exécuter la flexion à droite, le cavalier prendra une rêne de bridou dans chaque main, la gauche sentant à peine l'appui du mors, la droite, au contraire, donnant une impression modérée d'abord, mais qui augmentera en proportion de la résistance du cheval, et de manière à la dominer toujours. L'animal, fatigué d’une lutte qui, en se prolongeant, rend plus vive la douleur provenant du mors, comprendra que le seul moyen de l’éviter est d'incliner la tête du côté où se failsentir la pression. ( Planche 9.)

3’ Dès que la tête du cheval aura été ramenée à droite, la rêne gauche formera opposition, pour empêcher le nez de dépasser la perpendiculaire. On doit attacher une grande importance à ce que la tête reste toujours dans cette position, la flexion sans cela sera imparfaite et la souplesse incomplète. Le mouvement régulièrement accompli, on fera reprendre au cheval sa position naturelle par une légère tension de la rêne gauche. ( Planche 10.)

La flexion à gauche s’exécutera de même, le cavalier employant alternativement les rênes du bridon et celles de la bride.

J’ai dit qu’il faut s'attacher surtout à assouplir l’extrémité supérieure de l'encolure. Une fois à cheval, et lorsque les flexions latérales s’obtiendront sans résistance, le cavalier se contentera souvent de les exécuter à demi, la tète et la première partie de l’encolure pivotant alors sur la partie inférieure, qui servira d’axe ou de base. Cet exercice se renouvellera fréquemment, même lorsque l’éducation du cheval sera terminée, pour entretenir le liant et faciliter la mise en main.

Il nous reste maintenant, pour compléter l’assouplissement de la tète et de l’encolure, à combattre les contractions qui occasionnent les résistances directes et s’opposent au ramener.

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