‹ Œuvres complètes de F. BaucherChapitre 27 sur 183 · FLEXIONS DIRECTES DE LA TÊTE ET DE L'ENCOLURE, OC RAMENER · texte numérisé non relu

FLEXIONS DIRECTES DE LA TÊTE ET DE L'ENCOLURE, OC RAMENER

1° Le cavalier se servira d’abord des rênes du bridon, qu’il réunira dans la main gauche et tiendra comme celles de la bride. Il appuiera la main droite de champ sur les rênes en avant de la main gauche, afin de donner à la première une plus grande puissance; après quoi il fera sentir progressivement l’appui du mors de bridon. Dès que le cheval cédera, il suffira de soulever la main droite pour diminuer la tension des rênes et récompenser l’animal. La main ne devant jamais présenter qu’une force proportionnée à la résistance seule de l’encolure, on n'aura qu'à tenir les jambes légèrement près pour fixer l’arrière-main. Lorsque le cheval obéira à l’action du bridon, il cédera bien plus promptement à celle de la bride, dont l’effet

est plus puissant; c’est dire assez que la bride devra par conséquent être employée avec plus de ménagement que le filet. ( Planche il.)

2“ Le cheval aura complètement cédé à l'action de la main, lorsque sa tête sera ramenée dans une position tout à fait perpendiculaire à la terre ; la contraction cessera dès lors, ce que l'animal constatera comme toujours par la mobilité des mâchoires et en conservant une parfaite légèreté. Le cavalier, cependant, doit avoir soin de compléter la flexion sans se laisser tromper par les feintes du cheval, feintes qui consistent dans un quart ou un tiers de cession, suivi de bégayements. Si, par exemple, le nez de l'animal, ayant à parcourir pour atteindre la position perpendiculaire une courbe de dix degrés ( Planche il), s’arrêtait au 4" ou au 6' pour résister de nouveau, la main devrait suivre le mouvement, puis rester ferme et impassible, car une concession de sa part encouragerait les résistances et augmenterait les difficultés. Ce n’est que lorsque le nez sera descendu au numéro 10, que le ramener sera complet et la légèreté parfaite. Le cavalier pourra cesser alors la tension des rênes, mais de manière à retenir la tête dans cette position dès qu’elle voudra la quitter. Si dans le principe on la laisse revenir dans sa situation naturelle, ce devra être pour la ramener de nouveau, et faire comprendre à l’animal que l’attitude perpendiculaire de sa tête est la seule qui lui restera permise sous la main du cavalier. On doit tout d’abord habituer le cheval à supporter les jambes pour arrêter tous les mouvements rétrogrades de son corps, mouvements qui le mettraient à même d’éviter les effets de la main, ou feraient naître des points d’appui ou des arcs-boutants propres à augmenter les moyens de résistance. ( Planche 12.)

Cette flexion est la plus importante de toutes ; les autres tendaient principalement à la préparer. Dès qu elle s’exé-

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cuiera avec aisance et promptitude, dès qu’il suffira d'un léger appui de là main pour ramener et maintenir la tête dans la position perpendiculaire (1), ce sera une preuve que l’assouplissement est complet, la contraction détruite, la légèreté et l’équilibre rétablis dans l’avant-main. La direction de cette partie de l’animal deviendra dès lors aussi facile que naturelle, puisque nous l’aurons mis à même de recevoir toutes nos impressions, et de s’y plier sur-lecbamp sans efforts. Quant aux fonctions des jambes, il faut qu’elles soutiennent l’arrière-main du cheval pour obtenir le ramener, de façon à ce qu’il ne puisse éviter l’effet de la main par un mouvement rétrograde du corps. Celte mise en main complète est nécessaire pour chasser les jambes de derrière sous le centre. Dans le premier cas, on agit sur l’avant-main ; dans le second, sur l’arrière-main ; le premier moyen sert à ramener, le second au rassembler.

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