ÉPILOGUE
leur pied à chaque pas heurtoit contre les cadavres. Alors je me retournai vers les hommes qui avoient souri et s'étoient embrassés : le diadème étoit tombé du front de plusieurs d'entre eux ; les autres s'écrièrent : C'est bien , notre nom sera glorieux à jamais î et ils se partagèrent ce qui a voit échappé au feu et au glaive.
Et je regardois cela, et mon âme absorbée dans une profonde stupeur se troubloit en elle-même, lorsqu'une voix : Fils d'Adam, que vois-tu ? et comme je ne répondois point : Tu vois, dit-elle, les oints du Seigneur, les vicaires temporels du Christ !
Et ma poitrine gonflée palpitoit , et je redescendis dans la plaine , et je cherchois un refuge contre la vision qui me poursuivoit, et je rencontrai des vieillards revêtus d'habits sacerdotaux ; d'une main ils tenoient une bourse d'or, et de l'autre le livre mystérieux de la doctrine et de la prière, et chaque page du livre étoit marquée du sceau des hommes à diadème ; et les vieillards disoient : (c Peuples, obéissez aux hommes » à diadème ; vos biens, vos vies, tout leur appartient : » quoi qu'ils fassent, vous devez tout souffrir sans ré- » sister, sans murmurer; leur pouvoir est indéfectible, » ils sont ici-bas les images de Dieu : » et inclinant la tête, ils se prosternoient.
Et je regardois cela, et mon âme absorbée dans une profonde stupeur se troubloit en elle-même, lorsqu'une voix : Fils d'Adam, que vois-tu? et comme je ne répondois point : Tu vois, dit-elle, les pontifes du Christ !
Et je pénétrai plus avant dans le temple , je parcourus de longues nefs désertes; les voûtes se per-