XX PRÉFACE
» et par conséquent la destruction de toute » société.
» L'Église grecque ^ si Ton peut donner ce » nom commun à une multitude d'Églises in- » dépendantes^ l'Église grecque admet un pou- » voir, mais un pouvoir particulier, et même » elle confond, surtout en Russie (1), le pou- » Yoir politique et le pouvoir spirituel. Elle » n'est donc, sous le premier rapport, qu'une » société particulière et imparfaite ; et , sous » le second, elle n'est pas même une société » spirituelle : ce qui est si vrai , que la religion » des Russes ne pourroit devenir celle d'un » autre peuple que dans le cas où ce peuple » passeroit sous la domination du même sou- » verain.
» Toutes les communions chrétiennes , grec- » ques et protestantes , portent donc en elles- » mêmes un principe de division , de désordre » et de ruine. La religion catholique forme » seule une société, puisqu'on ne trouve qu'en
(i) Du Pape, tom. I, p. 91. On trouve dans cet excellent ouvrage de M. le comte deMaistre des détails extrêmement curieux sur l'Eglise russe.