PRÉFACE. XXI
elle un véritable pouvoir, le droit de commander, le devoir d'obéir; société une, parce que ce pouvoir est un ; société générale , parce que ce pouvoir, purement spirituel , s'étend à tous les temps , à tous les lieux , partout indépendant du pouvoir politique, indépendant lui-même dans les limites qui le circonscrivent; société immuable, parce qu'elle n'est soumise ni aux volontés , ni aux pensées de l'homme, et que dans ses dogmes et dans ses préceptes elle est l'éternelle loi des intelligences ; et tandis que hors d'elle tout varie, tout s'altère, tout passe, immobile elle demeure; et, rassemblant les peuples les plus éloignés, les plus différens de langage, de gouvernement, de coutumes et de mœurs, elle les unit par la même foi, le même culte , les mêmes devoirs , et les per^ fectionne sans cesse, parce qu'elle possède en elle-même un principe infini de perfection (1). »
(1) Réflexions sur Véiat de l'Église^ suivies de Mélanges religieux et philosophiques, p.4ô5et458.