‹ OEuvres complètes de F. de la Mennais (volume 4)Chapitre 24 sur 89 · XXXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXIV PRÉFACE

soit pas indifférent dans la doctrine chrétienne? Elle se réduit tout au plus à une foi vague en Jésus-Christ, et en sa parole consignée dans l'Écriture , dont la raison de chacun demeure l'unique interprète.

Il ne s'agit pas de savoir si tel protestant croit à tel dogme , mais s'il a le droit de faire à personne une obligation d'y croire comme lui , ou d'assurer qu'il est nécessaire d'admettre ce dogme pour être sauvé. Si aucun protestant n'a ce droit, il n'y a plus pour lui de symbole possible ; car tout symbole se compose de ce qu'il est nécessaire de croire. Or qu'on

» jet si sublime; conlentons-nous de savoir, par les enseignemens » directs de rÉcrilure , quHl est une créature du rang le plus » distingué. Craignons de donner , comme on Ta fait , dans l'un » de ces deux excès opposés , ou de le regarder comme Dieu » même , ou de le réduire à la qualité de simple homme. » Cmirs d'Études de la religion chrétienne, par M. Isaac Salomon Anspach , pasteur et principal du collège académique de Genève^ tom. VI, Discours 38«.— Lemême ministre, interprétant rationnellement la sainte Ecriture, détruit les mystères, les prophéties , les miracles , tout ce que sa raison ne comprend pas , et, quand je viens à considérer où cette méthode doit le conduire, si quelque chose me surprend , c'est qu'il admette Dieu, c'est que cet aveugle consente à rconnoître l'existence du soleil.

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