‹ OEuvres complètes de F. de la Mennais (volume 4)Chapitre 25 sur 89 · PRÉFACE. XXXV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXV

nous dise ce que c'est qu'une religion sans symbole.

Forcé de convenir que les opinions de la Réforme ont mille fois varié , qu'elles continueront de varier sans cesse (1), le ministre ne veut pas qu'on lui parle A\mité de la foi (2) ; et cet homme, dont l'Écriture est la règle, impose silence à saint Paul , qui dit avec une si énergique concision : « Un Dieu, une foi, un w baptême (3); » et à Jésus-Christ lui-même, qui, près de mourir, prioit son Père d'établir une parfaite unité parmi les siens : c< Qu'ils soient un, comme nous sommes un (4) . » Mais, comme il faut que l'erreur se confonde par elle-même, nous renverrons le ministre français à un autre ministre, qui, dans un ouvrage publié récemment en Angleterre, avoue que Y unité est de l'essence même du Christianisme (5) .

(i) Observations, etc. p. 130 etsuiv.

(2) IMd., p. 121.

(3) Unus Dominus , una fides , unum baptisma. Ep. ad. Ephes. IV , ô.

(4) Pater sancte , serva eos in nomine luo , quos dedisti mihi, ul sint unum sicut et nos. Joan. XYII , 1 1.

(5) Unity is of the very essence of Christianily. Uefleciions

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