‹ OEuvres complètes de F. de la Mennais (volume 4)Chapitre 54 sur 89 · PRÉFACE. LXXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. LXXI

A chaque page de l'Évangile , Jésus-Christ enseigne cette vérité importante, qui est la sauvegarde et le fondement de toutes les autres. Il venoit guérir la raison humaine, plus infirme que les malades qu'on apportoit de toutes parts à ses pieds ; il venoit ranimer des esprits mourans, parce qu'ils ne vouloient écouter qu'eux-mêmes : or que dit ce Roi de la foi^ comme l'appelle saint Augustin (1)? que répète-t-il sans cesse? Croyez, Le salut qu'il annonce n'est pas promis aux efforts de la raison , mais à l'obéissance de la volonté \ il appartient à ceux qui croiront (2). Est-ce dans l'enfance que se trouve la perfection du raisonnement? Et néanmoins j si vous ne vous convertissez, et ne devenez comme des petits enfans, ' vous n'entrerez point dans le royaume des deux (3) .

(1) nie p^dei imper ator clementissiraus et per conventus celeberrirnos populorum atque gentium , sedesque ipsas apostolorum arce auctoritalis. munivit Ecclesiam. S. August. Ep. ad.. Discor. n. 32.

(2> Qui crediderit, et baptizatiis fuerit, salvus erit : qui vero non crediderit , condemnabitur. itf arc. XVI, 16.

(3) Amen dico vobis , nisi conversi fuerilis , et efficiamini sicut parvuli, non intrabitis in regnum cœlorum. Malth. XVIII, 3.

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