‹ OEuvres complètes de F. de la Mennais (volume 5)Chapitre 9 sur 57 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

commun y fondée sur la nature de Thomme,

et hors de laquelle, comme nous le faisons

voir, il n'y a ni certitude, ni vérité, ni raison.

Quoi qu'on ait pu dire , il ne faut pas de

grands efforts d'esprit pour la comprendre;

elle est à la portée de tous les hommes, et

» son sein et de ses principes , à mon avis mal entendus , plus » d'une hérésie ; et je prévois que les conséquences qu'on en tire » contre les dogmes que nos pères ont tenus , la vont rendre » odieuse, et feront perdre à l'Eglise tout le fruit qu'elle en » pouvoit espérer, pour établir dans l'esprit des philosophes la M divinité et l'immortalité de l'âme.

» De ces mêmes principes mal entendus , un autre inconvéw nient terrible gagne sensiblement les esprits : car sous pré- )i texte qu'il ne faut admettre que ce qu'on entend clairement) ce >> qui, réduit à de certaines bornes , est très véritable), chacun M se donne la liberté de dire , j'entends ceci , et je n'entends pas » cela; et sur ce seul fondement, on approuve et on rejette tout î) ce qu'on veut : sans songer qu'outre nos idées claires et dis- » tinctes il y en a de confuses et de générales qui ne laissent » pas d'enfermer des vérités si essentielles , qu'on renverseroit » tout en les niant. Il s'introduit, sous ce prétexte, une >> liberté de juger, qui fait que , sans égard à la tradition , on » avance témérairement tout ce qu'on pense. » Lettre cxxxix ; OEmres de Bosquet, t. XXXVII, p. 375, édition de Fers ailles.

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