‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 3)Chapitre 203 sur 223 · CHARLOTTE, ALBERTINE · texte numérisé non relu

CHARLOTTE, ALBERTINE

Prote, Afficheurs, Porteurs de journaux,

Brocheuses, Peuple.

Albertine accourt au cri de Marat et écarte le rideau. — On voit Marat étendu mort dans la baignoire.

ALBERTINE, poussant un cri effroyable.

Ah ! — Au meurtre ! au secours !

Elle se précipite vers l'antichambre, dont ello ouvre violemment la porte. — Le prote, les ouvriers, les brocheuses entrent tumultueusement. — Albertine revient vers Marat; elle lui soutient la tét« d'une main, et de l'autre montre Charlotte immobile

Au meurtre ! — La voilà f C'est elle !

On se précipite sur Charlotte ; — doux ouvriers la saisissent chacun par un bras; d'autres vont vers la fenêtre et crient à l'assassin.

, OUVRIERS et BROCHEUSES.

A l'assassin !

Les passants, attirés par les cris, entrent à droite. — Le théâtre se

remplit d'hommes et de femmes. Les uns regardent avec effroi le corps de Marat; les autres menacent Charlotte. — Un homme du peuple lève une chaise sur la tête de Charlotte, toujours tenue par les deux ouvriers, et s'apprête à la frapper.

VOIX, dans la foule.

Tuez-la! tuez-la!

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