‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 3)Chapitre 221 sur 223 · SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME

LYDIE

Hélas ! je vous prenais pour Galaïs.

HORACE

Merci.

LYDIE

J'ai cru que vous étiez déjà bien loin d'ici.

HORACE, montrant les mains de Lydie.

Le moyen de partir, retenu par ces chaînes.

LYDIE

Près des mains de Chloé les miennes sont vilaines.

HORACE, prenant les mains de Lydie.

Non pas. Ces jolis doigts sont plus blancs que les siens, Et plus mignons. — Elle a de gros doigts plébéiens.

LYDIE

Peut-être. — Mais sa taille est superbe.

HORACE, montrant la taille de Lydie.

Ah! déesse!

Devant ce port divin quelle tournure épaisse !

LYDIE

Un peu lourde, c'est vrai. — Mais quels cheveux !

HORACE, montrant les cheveux de Lydie.

. Moins beaux Que ceux-ci.

LYDIE

Cependant ils viennent de Lesbos ; On les lui vend fort cher.

HORACE, riant.

Mauvaise !

LYDIE

Elle est, en somme, Bien mieux faite que moi pour captiver un homme. — Courez!

*Ki HORACE ET LYDIE.

HOIACE.

Non.

Si. J'attends Calaïs, et je croi Qu'il serait peu décent qu'il vous trouvât chez moi.

HORACE

('/est bien , je me retire.

LYDIE

Oui.

HORACE

Je cède la place.

LYDIE

lion.

HORACE

Lutter contre lui, ce serait trop d'audace.

LYDIE, saluant.

Adieu, seigneur.

HORACE

Adieu. — Je ne désire pas Rester ici pour voir Calaïs dans vos bras.

LYDIE

J'entends bien.

HORACE

Je ferais une triste figure.

LYDIE

Mais... oui.

Je m'en vais donc. — Adieu, fourbe ! parjure! Perfide!

LYDIE

Eh! doucement! qu'avez-vous à crier?

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