I.OU VET
Fort bien; mais laissons là l'éclat du beau langage. Que ferez-vous, Vergniaud , si le combat s'engage?
VERGMAUD.
Ce que j'ai fait répond de ce que je ferai.
Je ne provoque pas un choc prématuré ;
Non. Je ne puis moi-même assumer sur ma tête
Les malheurs imprévus d'une telle tempête ,
Et je vous prie, au nom du salut de l'État,
De réfléchir avant d'engager le combat.
Mais si, co?itre mon gré, l'un de vous le hasarde,
Vous me verrez alors combattre à l'avant-garde.
Comme du premier coup vous aller tout jouer,
}\ ne s'agira plus que de me dévouer.
Et de prouver, à ceux que ma prudence étonne.
Que j'ai craint pour la France et non pour ma personne