‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 5)Chapitre 113 sur 234 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

Épuisé de Tamour le fiel et la douceur.

Par une sœur perdu , sauvé par Tautre sœur.

Montrant Rodolphe.

Sans elle, et cet ami, je tombais dans Tabîme; Ils m'ont retrempé Tâme et rendu mon estime.

Et, grâce à Tami vrai, grâce à l'ange divin.

Le cœur m'est revenu, monsieur, et pas en vain.

LATJRE, à part.

Oh! c'est mal! oh! mon Dieu! moi, de ma sœur jalouse!

— Non.

A George.

Je VOUS souhaitais une' excellente épouse , Monsieur; je suis contente.

A M. Mercier , avec prière.

Et VOUS consentirez , Mon père; le malheur nous a trop éclairés :

Nous savons maintenant , par notre expérience , Que c'est avec l'honneur qu'il faut faire alliance. Monsieur George , à coup sûr, est riche sur ce point ; Par surcroît de bonheur, la fortune s'y joint ; Ainsi, tout à ses vœux doit vous rendre docile;

Avec expansion.

Tout promet de beaux jours à ma chère Lucile.

GEORGE, à Lauro.

Oh ! que vous êtes bonne !

LAURE

Ah! vous le confessez?

M. MERCIER, à George.

Je suis reconnaissant plus que vous ne pensez, Monsieur; mais un aveu me semble nécessaire.

Car je suis comme vous, franc, loyal et sincère.

— Mon gendre est en faillite.

ir,i L'HONNfiUR ET LWRGENT.

GEORGE

On me Ta fait savoir.

M. MERCIER

Savez-vous que j'y perds presque tout mon avoir?

GEORGE

Oui, monsieur.

M. MERCIER

Mais la dot ne sera pas bien forte.

GEORGE

La main de votre fille est tout ce qui m'importe.

Ah! voilà les amants! — ardents et généreux!

C'est bien! — J'étais ainsi quand j'étais amoureux. (]e trait plaide pour vous d'une façon puissante; Touchez là; — mais il faut que Lucile consente. Je laisse à mes enfants leur pleine liberté , Kt n'ai jamais en rien contraint leur volonté.

A Lucile, en lui tendant les bras.

I Voyons, Lucile : moi, je l'agrèrais pour gendre; Mais c'est ton sentiment que nous voulons entendi*e.

GEORGE, à Lucile.

Oh! si vous acheviez votre œuvre. Dieu puissant! Jamais amour si tendre et si reconnaissant...

LUCILE

Permettez, George : émue autant que je dois l'être, Je demande un insUnt, afin de me remettre.

Bile va vers sa sœur, et l'attire à l'écart, pendant que tous le?i autres personnages ont les yeux fixés sur elles.

Laure...

LAURE

Je te comprends, chère sœur; sois à lui.

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