SCÈNE IV
OLIVIER, seul.
Aux sons du luth qu'un vent m'apportait par bouffées, J'ai cru voir sous ces bois danser de blanches fées. Sans doute, j'aurai pris pour des concerts divins Le bruit entrecoupé de l'eau dans les ravins. Et les jeux du soleil, tamisé par les branches. Ont flotté sous mes yeux comme des formes blanches.
Bn se baissant.
Mais non, j'avais bien vu. Voici les cercles verts
Tracés dans le ^azon par les filles des airs ;
Ln esprit a dansé sur cette pâquerette
Dont il a chiflbnné la fraîche collerette ;
Ce bouton d'or s'incline un peu; ce sont des pieds
Ou de fée ou d'oiseau qui s'y sont appuyés.
— Entrons dans la forêt. Les nymphes qu'elle abrite
M'enseigneront peut-être où l'Amour a son gîte.