‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 5)Chapitre 219 sur 234 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

OLIVIER, LE LUTIN, en vieiUe femme.

OLIVIER, s'approchant de la vieille, courbée vers la terre.

Que Dieu te garde, paysanne!

LE LUTIN

Que Dieu te garde, chevalier!

OLIVIER

Pourquoi te baisses-tu?

LE LUTIN

Je glane Quelque bois mort dans le hallier.

OLIVIER

Connais-tu le sentier qui mène Vers l'Amour?

LE LUTIN

Je le connaissais, Quand j'étais jeune, et, sous le chêne.

Quand, leste et vive, je dansais.

L'Amour se mêlait à nos rondes, Attiré par mon œil fripon , Mes petits pieds, mes jambes rondes Que laissait voir mon court jupon.

11 ornait de fleurs le corsage Que gonflait mon sein demi-nu.

— Le temps a flétri mon visage , Et l'Amour n'est plus revenu.

Quand on le tient, il vous désole:

11 vous fait pleurer; ou le hait; Mais qu'on voudrait, quand il s'envole, Pleurer encor comme on pleurait!

Je m'en souviens, quoiqu'il m'oublie.

Et puis te montrer son séjour.

Mais je veux quinze ans de ta vie.

OLIVIER

Je les donne.

Le lutin , prenant Olivier par la main , le condait au château à gauche, et frappe à la porte. La fée, Yètue d'une tunique il<' drap d'or, vient ouvrir.

LE LUTIN, montrant la fée à Olivier.

Voici TAmour.

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