‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 5)Chapitre 228 sur 234 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, LE PORTIER.

LE PORTIER

Mademoiselle Louise , voilà votre chandelle.

LOUISE

Merci, cher monsieur Simon. Je vous en rendrai une demain.

LE PORTIER

Bon, bon ! Ne parlons pas de ça. (n sort.)

LA REVENDEUSE

Eh bien, mignonne?...

LOUISE

Allez-vous-en! je ne veux plus vous entendre C'est odieux de me parler de ma sœur malade et de me montrer sa guérison dans mon déshonneur; c'est une indignité d'épier mes découragements pour les tourner vers la honte; c'est aussi infâme de mal conseiller les pauvres que de pervertir les enfants. Ne rougissez-vous pas devant cet honnête homme ? Il me fournit ce qu'il faut pour que je travaille bravement, et vous, vous remuez, pour me perdre, l'envie, la cupidité, et tous les méchants instincts.

— Sortez! et ne revenez plus ! (La revendeuso sort-, en sortant, elle secoue la porte.)

LOUISE

Que faites- vous donc?

LA REVENDEUSE

J'essaye si la porte cédera facilement, pour le cas où il faudrait l'enfoncer (EUe sort.)

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