‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 115 sur 219 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

VITIAN.

Qu'il sied de vous soumettre.

GALILÉE

Vous aussi, Vivian!

VIVIAX.

Dieu sait, glorieux maître.

Que votre honneur m'est cher, et qu'entre ses suivants La science me compte au rang des plus fenents. Si vos soumissions abattaient votre idée.

Si sa victoire était seulement retardée.

Croyez qu'entre elle et vous je n'hésiterais pas; Pour elle le salut, et pour vous le trépas.

Hais vos leçons l'ont mise en lumière si vive. Que la nuit n'y peut plus rentrer, quoi qu'il arrive ; Vos disciples nombreux en sont tout éblouis; Elle rayonnera par eux en tout pays.

Vous pouvez abdiquer, ayant fait une race.

Acceptez le repos et laissez-nous l'audace.

Et comptez que bientôt, passant de main en main, Votre flambeau fera le tour du genre humain.

Vivez donc; dérobez aux bourreaux leur victime, Hattre; épargnez à Rome un effroyable crime, Au monde un cri d'horreur, aux vôtres un grand deuil. Un martyre inutile est un excès d'orgueil.

Et, dans votre révolte ou votre obéissance.

L'amour-propre est en cause et non plus la science. Mais l'amour-propre même est sauf, et tout l'aflront Est pour ceux devant qui vous courberez le front; Oui, par ces désaveux, votre unique refuge, Ce n'est pas l'accusé qu'on flétrit, c'est le juge. — Voilà ce qu'avec moi disent tous nos amis ;

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Je m'acquitte envers eux du soin qu'ils m'ont commis ; Voilà ce qu'à genoux, de l'accent le plus tendre, Nous vous supplions tous, ô maître, de comprendre.

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