‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 116 sur 219 · NICCOLINI · texte numérisé non relu

NICCOLINI

Écoutez-le, seigneur Galilée; il dit bien.

Sur l'honneur, son avis est en tout point le mien ; C'est aussi, c'est celui d'un puissant personnage : Je reçois du grand-duc message sur message; Il m'enjoint d'attaquer votre endurcissement, De redoubler d'efforts jusqu'au dernier moment. De mettre sous vos yeux qu'en pareil cas la peine. C'est le feu ; qu'on le sait d'une source certaine ; Un mot de vous l'allume, un mot de vous l'éteint. L'heure sonne qui va fixer votre destin;

Il montre les rideaax.

Songez cfue là se tient le tribunal terrible

Qui rendra, dans une heure, un arrêt inflexible.

LIVIE

Empêchez-le, mes bons seigneurs, au nom de Dieu! Qu'on ne condamne pas son pauvre corps au feu ! Pourquoi? D'un grand forfait il est bien incapable; C'est par simplicité qu'il s'est rendu coupable; C'est un bonhomme, un vieux rêveur qu'en son chemin Il faut, comme un enfant, conduire par la main. Je promets qu'il fera tout ce qu'on veut qu'il fasse.

A Galilée, en lai montrant Niccolini et Vivian.

— N'est-ce pas? — Dites-leur que vous demandez grâce. Et laissez-vous par eux entièrement régir; Us savent mieux que vous comme il vous faut agir. Chassez-moi le malin esprit qui vous possède. J'entends l'esprit savant.

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