‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 154 sur 219 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les Mêmes, MOLIëUE.

MOLIÈRE, entrant.

La pièce est-elle jouée?

DUPARC

Oui. A l'heure qu'il est, Purgon déclare à M. Dimanche qu'il ait à chercher d'autres gendres pour sa fille.

MOLIÈRE

Il a donc bien donné dans le piège?

3IADE5IOISELLE DE BRIE.

Si bien, que c'était presque péché d'abuser de sa simplicité. La victoire était trop facile et trop peu glorieuse. J'aurais voulu qu'il fût un peu plus fin, pour avoir quelque mérite à l'envelopper.

MOLIÈRE

C'est toujours bien fait de rire des sots et de venir en aide aux amoureux. — Merci, mademoiselle de Brie; merci, mes bons camarades ; je vous sais un gré infini de votre obligeance.

DUPARC

Nous vous aimons beaucoup, monsieur Molière, et nous serons toujours prêts à reconnaître votre dévouement pour nous.

MOLIÈRE

Vous avez fait la moitié de la besogne ; c'est à mon

tour de faire l'autre. II me reste à décider M. Dimanche en faveur du sergent Bellerose, et je l'attends ici.

DUPARC

En ce cas, nous nous retirons.

lU «ortont.

MOLIÈRE, mxlL

Les excellentes gens I C'est ma vraie famille. Nous avons traversé ensemble les temps difficiles, et, s'il plait à Dieu que j'entre dans des jours meilleurs, dont j'entrevois l'aurore, je jure qu'ils partageront ma bonne fortune, comme ils ont partagé la mauvaise.

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