ADIEUX
Adieu! Que les destins, madame, vous soient douxl Que les deux orageux, où le tonnerre gronde.
Épargnent votre asile, et réservent pour Vous Une sérénité qu'ils refusent au monde!
Partout où vous serez, soit qu'au sein de Paris Vous demandiez de Tombre à la verte tonnelle Où le vent parfumé par les arbres fleuris Murmure encor réclio de la voix maternelle ;
Soit que, vous confiant à de meilleurs climats.
Vous respiriez l'air vif des montagnes lointaines
Qui, le front couronné d'immobiles frimas,
Voient couler à leurs pieds l'eau des chaudes fontaines;
Puissiez-vous ignorer les amères douleurs !
Que vos lèvres jamais n'apprennent à maudire. Que la santé du corps y pose ses couleurs.
Que la santé du cœur y pose son sourire.