‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 197 sur 219 · PROLOGUE D'IIOIiACE ET LYDIE · texte numérisé non relu

PROLOGUE D'IIOIiACE ET LYDIE

Vous voyez, messieurs et mesdames

De pauvres acteurs ambulants Qui viennent devant vous, sans Tappui de réclames,

Exercer leurs petits talents.

Nous gagnons notre vie à courir les provinces. Dame! l'argent est rare, et souvent nous jeûnons!

Et pour jouer reines et princes, Les Phèdres, les P\rrhus et les Agamemnons,

Nos baga^^es sont un peu minces.

Quoique nous y niellions tout ce que nous gagnons. Nous n'étions pourtant pas sans habits de théâtre:

iNous avions de riches manteaux

D'empereur en bons calicots,

Imitant la pourpre de Cos.

Nous avions des perles en plâtre

Pour le rôle de Gléopàtre,

1. Des comédiens de société, réunis à Aix pendant la saison des cau\, donnaient une représttntation ûHorace et Lydie, au profit des pauvres. H y eut un retard dans l'envoi des costumt's qu'ils attendaient de Paris; et, pour excuser la présence, sur la s;ène, do Romains en habit noir et de Romaines habillées en Françaises de 1850, Pousard improvisa ces vers.

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