DU P. DUBUC , THÉATIN, A L'ABBÉ DE CHANTERAC
11 lui envoie une lettre de Paris toucliant le Mandement de Fénelon , et lui fait connoUre l'estime du saint Père pour lo prélat.
Ce (liniar.clif, 10 mai.
Je vous envoie , monsieur , ce que je vous ai promis % qui ne vous déplaira pas ; et si je n'ai' pas l'honneur de vous voir avant votre départ, qu'on dit être demain , faites-moi la grâce de croire que l'absence ne me séparera point de vous, que j'aurai toujours une estime particulière de votre mérite , et que j'embrasserai avec plaisir les occasions qui se présenteront de vous donner des marques du zèle avec lequel je suis , etc.
Alexis DUBUC, Théatin.
Depuis que je n'ai eu l'honneur de vous voir, j'ai parlé à Sa Sainteté. L'on ne peut avoir une plus haute estime de Mgr de Cambrai , que celle qu'elle témoigne par des expressions trèsfortes , qui sont assurément dans son cœur comme elles sont dans sa bouche.
1 G'étoil Veximil suivant d'une lettre de Paris enroyéc à un religieux de Rome : « Quelques personnes m'ont dit avoir » vu le Manilenienl de M. île Cambrai, par lenucl il so sounicl, » sans aucune restriction, à la diicisiun de Rome au sujet de » son livre. Pour moi , je tii'iis que celte soumission est une )) dos plus grandes actions qu'un homme puissi l'aire, et qui » est plus capable Je lui procurer de la gloire, d'autant plus » qu'un homme d'esprit, et sivant comme est ce \>rélat, seul » mieux qu'un autre la peine qu'on a de se dépouiller de ses )) propres senliinens, pour se revùlir de ceu\ (|uc lenoiant » des gens que nous regirdioi. s comme nous étant contraires. » Pour moi , je suis persuadé iiu'il v a du héros dans cette » action faite avec tant de soumission et de docilité. Si tous » l.'S évoques condamnés par le saint siège avoieiit eu celle » soumission, il n'y auroit jamais eu de schisme dans l'Eglise. » C'est un grand exemple , digne d'être écrit en lettres d'or » d.ins les annales sacrées, ((ui fait la ccmfusion de ceux qui » iludeiit dans nos jours les décisions du saint siego aposto- » lio.uc pu la dislinilidU du fait et du droit. »
CORRESPONDANCE SUR L'AFFAIRE DU QUIÉTISME
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