‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraire (volume 2)Chapitre 14 sur 422 · DE BOSSUET A M. DE VALBELLE · texte numérisé non relu

DE BOSSUET A M. DE VALBELLE

ÉvÊQrE DF SAINT-OMF.R.

Il ioutiaile que les évêques demandent au Roi la siiiiprosiiou des écrits apologétiques de Fénelon

A Paris, 16 niai IC09.

Si je ne savois , monseigneur , que vous êtes à présent très-bien instruit , et de bonne part , de ce qui se passe ici, je continuerois à me donner l'honneur de vous en écrire; mais je ne puis vous dissimuler ce que je viens de voir. C'est la lettre de convocation de Mgr votre arclievêque , où, par une visible alfectation , il tâche d'insinuer que le Roi ne demande à votre province que de rendre son Mandement commun ; par où il exclut indirectement la demande inévitable qu'on doit faire au Roi, de la suppression des livres faits en défense. Mais il abuse de ces paroles , et oublie; celle où le Roi désire que les provinces procèdent à ce qui est nécessaire à exécuter ponctuellement et avec uniformité la constitution : ce qui ne peut subsister sans supprimer ce qui est fait en défense d'un livre condamné par le saint siège et par son auteiir; d'autant plus que tous ces livres, imprimés sans permission , et de sa seule autorité privée , par eux-mêmes sont rejetables , selon les règles de la police. Je n'ai rien à ajouter sur cela à ce que dit le procès-verbal de notre province; et si M. de Cambrai semble en être instruit . il montrera qu'il adhère encore à son livre , puisqu'il s'oppose à la suppression de ce qui est fait pour sa défense. Il est vrai que Rome ne les a pas condamnés , ni même eu le temps de les examiner; mais il est de droit de condamner les défenses des mauvais livres, et outre cela , Rome condamnant le livre de l'Explication ex connexione sentent iarum , elle condamne par conséquent les interprétations faites en défense de ce même livre. Vous voyez bien, monseigneur, combien cela est capital , et combien il regarde le soin des évêques d'ôter des mains des peuples les excuses et apologies d'iui livre dont la pratique est pernicieuse , et dont la lecture induit à des erreurs déjà condamnées.

> Nous publions celte lettre el celle du I \ juin suivanl sur une copie cnvoy.io au cardinal de Baussel par la funille de M. de Vulbcllc.

CORRESPONDANCE SUR LAFFAIRE DU QUIÉTISME

Je puis vous assurer que le Roi même a trouvé cela très-important, et sera bien aise de le faire à la supplication des évèques.

Je suis avec respect , comme vous le savez , etc.

DCXLI. (DCXL.)

DE Fl^NELON A L'ABBÉ DE CHANÏEHAC.

Sur les délibéraiions de fasseniblée méliopolitaine de Paris, et sur la conduite que le prélat se propose de tenir dans rassemblée de sa province.

A Caiiil)rai , 22 mai IC09.

Je reçus hier, mon très- cher abhé , votre lettre datée du 2 de mai. Elle me console en m'apprenant votre bonne santé, votre courage, votre paix, et vos préparatifs pour nous reveuir voir. Je souhaite de tout mon cœur que rien ne vous ait retardé dans ce projet, et je serois lavi que cette lettre vous trouvât parti de Rome. Mais je crains que le Bref sur lequel on vous a donné de si belles espérances , aura été ou suspendu jusqu'à ce qu'on ait eu des nouvelles de France, ou du moins envoyé au nonce, aiin qu'il ne me soit rendu qu'après que le Roi l'aura fait examiner, et aura trouvé bon qu'on me l'cjivoie. Vous verrez , par la délibération de l'assemblée de Paris, qu'on veut faire servir de modèle à toutes les autres, que le dessein de mes parties est de faire demander au Roi unanimement , par toutes les églises du royaume , la suppression des écrits postérieurs à mon livre, qu'on vous a tant dit à Rome ne contenir qu'une doctrine très-pure. Pour moi , je n'ai garde de demander cette sup[)rcssion dans notre assemsemblée (pie nous tiendrons lundi. Vous en verrez les i-aisons dans le [)rnjet de protestation que je liens tout prêt , en cas que nos év-ques \onlussent absolument faire cette demande au Roi. Je ne romprois point l'asseudtlée : au contraire , je conclurois à la pluralité des voix contre mon avis, comme tout président d'assemblée le doit faire ; mais je ferois insérer ma pioleslalion dans le procès-veil)al. Cette diflicullp jient arrêter le Bref qu'on vous promet ; car nonobstant les magniliques démonstrations des Italiens , je les crois assez politiques pour ne in'envoyer point un Bref, avant que le Roi ait lii(' (le iiKii loiit ce que mes parties souhaitent (ju'il (Il lire. Pcul-être même (pie ces Italiens, (pli IdiicmI tant la diicliine de mes drfniscs ,

les sacrifieront encore au Roi , si toutes les églises du royaume en ayant demandé la suppression , le Roi représente au Pape que, pour affermir la paix, il ne doit pas refuser une condamnation expresse des écrits qui soutiennent un livre pernicieux contre le jugement du saint siège qui l'a condamné, d'autant plus que toutes les églises du royaume en auront alors demandé unanimement la suppression. Celte demande sera spécieuse ; mais les suites en seront terribles , si on n'y prend pas garde : car on aura engagé insensiblement le clergé de France, et puis le saint siège. Alors il paroîtra que les ouvrages de MM. de Pans et de Meaux , qui enseignent faut de nouveautés dangereuses sur la charité , sur la passiveté , sur le salut essentiellement juste, etc., demeureront sans contradiction , et pleinement autorisés. Mes réponses, qui sont les seules contradictions qui aient paru contre ces nouveautés , seront non-seulement supprimées, mais encore flétries. La doctrine de mes réponses sera décréditée et suspecte de quiétisme ; le clergé de France s'accoutumera à regarder cette doctrine comme une doctrine qu'il a rejetée, et dont il a demandé la suppression ; il regardera les opinions de mes parties comme celles qu'il aura adoptées, et qui seront demeurées les seules en autorité. On supposera même que le saint siège n'approuve que la doctrine du parti qu'il a rendu victorieux. Le torrent des jeunes docteurs se tournera de ce côtélà, parce que c'est la mode , et que toutes les espérances humaines les y attirent. Tous les évèques prendront facilement cette pente. Alors il fiiudra,ou que Rome se laisse entraîner aussi, ou qu'elle résiste avec un péril éminenl de schisme, pour avoir poussé trop loin les com- [)laisances poliiiques dans la naissance de ces opinions. Quant à moi, j'irai droit , s"il plaît à Dieu , jusqu'au bout , et je ferai à l'extrémité , s'il le faut , la protestation dont je vous envoie le projet. '*'ailcs-la traduire en italien en secret, et tcncz-la tonte prête pour la montrer aux personnes qu" en peuvent faire un bon usage, en cas que je vous mande par le courrier prochain (|ue j'ai été ."éduit à l'insérer dans notre procès-verbal. Si Rome likhe le pied là-dessus, on la mènera loin. On ne cherche qu'à entreprendre et qu'à prolonger; on sent les timidités de Rome , et les appuis qu'on a dans cette cour . |»ar la prévention des cardinaux favorables à la cabale animée contre moi. Ainsi il n'y a rien qu'on n'entame hardiment : plus on obtient , plus on espère obtenir.

L'allaire des Jésuites (pie vous m'avez inan-

CORRESPONDANCE SUR L'AFFAIRE DU QUIÉTISME

déeesl déplorable. Si louis missionnaires avoicnt eu quelque condescendance excessive; pour leurs néophytes de la Chine , il ialloit i)rendre autant de soin de couvrir cette faute, qu'on ténioi^rne d'empressement pour la faire éclaler. Il auroit fallu les redresser secrètement, et éviler un si grand scandale , qui va à avilir le christianisme dans l'Orient , à renverser les principales missions , à faire triompher les hérétiques et les liheitins : mais l'esprit qui anime les principaux acteurs est un zèle amer et hautain. On ne veut que pousser, déshonorer et vaincre. L'esprit de Dieu n'est point là.

.J'ouhliois de vous dire que l'assemblée de F'aris allègue le Bref d'Innocent X de l'an ItKvi. qui condamne tous les écrils faits pour défendre les cinq propositions de Jansénius. Mais cet exemple se tourne en preuve décisive pour moi. i°Si le Pape avoit jugé à propos que mes écrits fussent condamnés avec le livre , il l'auroit marqué dans son lîref , comme Innocent X le marque expressément dans le sien. 2° Est-ce au Roi qu'il faut demander la suppiession de mes écrits? S'ils sont condamnés de droit , comme on le su[)pose , pourquoi les évèques ne les condamnent-ils pas comme le livre? Pourquoi n'en défendent -ils pas la lecture par leur propre autorité, appuyée de celle du Pape? Pourquoi vont-ils demander à la puissance séculière ce qu'on ne lui demande point pour les ouvrages déjà condamnés par l'Église , ou que les évèques sont en droit de condamner? 3° Les propositions de Jansénius étaient déclarées hérétiques ; les miennes ne sont qualifiées que d'erronées. L'explication trop favorable de quelques propositions erronées en un sens très-pur, et fondée sur certains correctifs que le Pape a jugés insuffisans , ne doit pas rendre mes écrits odieux , comme l'étaient des écrits qui soutenaient des propositions absolument hérétiques. Le pape Innocent X a jugé nécessaire de prendre une précaution contre des écrits qui soutenoient un livre hérétique, qu'Innocent XII n'a pas jugé à propos de prendre contre des écrits qui ne font qu'expliquer trop favorablement dans un sens très-pur des propositions qui ne sont qu'erronées , respective in sensu obvio. 4° Innocent X fait une liste de ces écrits qu'il déclare mauvais, et il condamne pareillement en général tous autres ouvrages qui seroient semblables à ceux qu'il marque nommément et en détail. Ainsi c'est une condamnation qu'il prononce sur ces écrils, après les avoir examinés. Mais il ne s'ensuit

nullement de là , que tout écrit qui a expliqué en un sens pur, avant la censure, un livre qui a reçu quelque note in sei^su obvio , soit condamné de droit. Toutes ces raisons méritent d'être bien pesées, et d'être soutenues par les personnes qui ont quelque crédit.

Il seroit bon de savoir si le Pape écrira des Brefs aux trois prélats qui m'ont attaqué, pour les louer de leur zèle. Cette démarche aurait de mauvaises suites; car ce seroit autoriser leurs écrits, ou ils ont si dangereusement excédé sur plusieurs points de doctrine où je les ai réfutés. Il me semble qu'il faudioit avertir les personnes accréditées, que des louanges , quelque vagues qu'elles paroissent, achèveront d'autoriser la doctrine dangereuse qu'on s'efforce d'établir en France.

Avant que de partir de Rome, jetez les yeux, 1" sur un homme si^u-et intelligent, qui puisse, dans les besoins, nous servir de correspondant, pour aller rendre des lettres, et pour faire des commissions; 2" sur quelque ami d'un plus haut étage, qui put nous donner de bonnes nouvelles des choses importantes, nous avertir de ce qui nous toucheroit, découvrir les entreprises secrètes, parler aux personnes bien intentionnées, et les faire agir au besoin.

Je salue M. de La Templerie. Je suis à jamais tout à mon très-cher abbé.

DCXLIL AU MÊME.

(DCXLL)

Il lui donne (luelqiies détails sur son assemblée provinciale. A Cinibrai, 29 mai (1G99).

Comme vous m'avez mandé , mon très-cher <ibbé , du 9 de ce mois, que vous partiriez de Rome le mardi suivant qui était le 12, je jiense avec plaisir que vous êtes en chemin depuis dix-huit jours , et que je vous embrasserai bientôt : c'est ce qui m'empêche de vous écrire amplement. Si néanmoins quelque changement vous avoit empêché de partir, je vous dirai que notre assemblée provinciale finit mardi dernier 20 de ce mois; qu'on y accepta le Bref du Pape ; qu'on y résolut de faire un Mandement cliacnn dans son diocèse ';quelesévê-

> I.Vvi^qup «l'Arras coiisulla M. Tronson sur s.hé VTaiiiI,'nu'iil. La ri^iifiiisi' de crliii-ci psI du 22 mai. Pour l,i lji,.(, inicii.lri;, il laudroil avoir suus les yeu\ le projet da Mande-

CORRESPONDANCE SUR L'AFFAIRE DU QUIETISME

ques voulurent se mêler de critiquer le mien ; que je l'expliquai en le défendant avec beaucoup de soumission pour le Pape, et en leur déclarant qu'ils n'avoient aucun droit de l'examiner : quentin ils conclurent, comme ceux de Paris, à demander la suppression de mes défenses; que j'expliquai mes raisons pour n'y consentir pas, nonobstant quoi je prononçai, comme président, à la pluralité des voix, contre mou avis *. Ils m'ont loué dans le procès-verbal, et ont prétendu avoir droit de juger au-delà du Pape, ils ne sont en cela que les échos de ceux de Paris. Ainsi Rome n'ose me louer , pendant que mes parties me louent ; et mes parties se \antent de juger au-delà du jugement du Pape, pendant que le Pape les ménage si fort. Pour moi, qui suis si soumis, on m'écrase. Dieu soit loué. Laissez Rome m'envoyer ou ne m'envoyer point de Bref. Ils sont nos supérieurs ; il faut s'accommoder de tout sans se plaindre, demeurer soumis avec affection pour l'Eglise mère, et porter humblementl'humiliation. Venez, venez. Quelle consolation de vous embrasser, de vous entretenir , de vivre et mourir avec vous !

DCXLIII. (DCXLII.)

DE L'ABRI^ DE CHANTERAC A FI' NELON.

Sur les dispositions où il a laissé à la roiir de Rome, et sur les diffieiillés de son voyage.

A Vt-nise, Q9 mai (1699).

Je laissai, monseigneur, en partant de Rome, un paquet pour vous être envoyé , dans lequel

nieiil ilu prrl.ll. Nnus luiiis Iiormiiis donc ii en (itor un liagineiil , i|ui CDiicciiio la ilorlrini' île la cliaiili', artiilc sur Irqinel l'ivique ilWrras csl d'iucord avoc FOnelon , cl niu' M TroiiKHi croil qu'on pinirmit inelire ainsi : « Mais aliii )) de ne vous pas expostr à arracher du champ du Seigneur » l'ivraie avec le bun grdht, et ([ue des personnes prévenues )) ou peu éclairées ne runfunJenI peul-èlre, comme il esl ar- » rivé plusieurs fuis dans des occasions semlilahles, la lionne » doctrine avec la mauvaise que Sa Sainteté a eu nni(nienient » intention de condamner; nous déclarons que celd' cond;ini- » nation ne donne nulle atteinte au sentiment commun il't, » théologiens sur la charité, savoir : que l'acte de charité esl » incli'jxndant du inolifilc la récompense et de la béatitude; » que le motif de lu charité est plus élevé que celui de losn pérance; et i|u'iin peut fiirc des actes de l'amour de Dieu, » sans aucune antre vue (|ue celle dif sa bonté el de ses pein fectioiis » Rossuet ne parolt pas content de la conduite de révé(|ue d'Arras dans l'assemblée provinciale de ("ambrai. Voyez sa lettre a son neveu, du 7 juin ; t. xi.ii , p .'>-2S. ' Voyez le Procis-viibal de celle ussembb'e, t. IX des ft:Hrres, \k 190 el suif.; la lettre de Ri.ssuel à son neveu , du 20 mai, t. \i.ii, p. 5-20 et 2t ; et dans VHisl. (le Friicliiii, Jiv. III, II. 120, les lell. vii.iis (lu i br.iicelier d'Ague'seau , sur le pro.ede de reMijne de Saint- Omer.

je mis une copie du Bref que le Pape vous écrit, et je VOUS rendois compte de tout ce qui s'étoit passé , ou pour euipêclier ce Bref, ou pour en faire retrancher les expressions qui vous donnoient le plus de louanges. J'ajoutois à ce détail combien vos amis et même plusieurs cardinaux m'avoient paru convaincus qu'il étoit essentiel à l'état présent de votre affaire, que vous ne dissiez plus mol, quelque empressement que vos parties témoignassent pour vous faire parler. Ou savoit qu'ils étoient occupés à chercher divers prétextes pour vous y obliger, ou en demandant de plus grandes explications de votre véritable doctrine, ou des condamnations plus expresses des erreurs qu'on imptitoit à votre livre. J'ai reçu des lettres ici qui me conllrrnent dans cette pen.sée , et qui m'assurent eu même temps que l'on doit faire des assemblées ecclcs'asliqties dans toutes les métropoles, à l'occas'on du Bref. Cela fait comprendre que le dessein de vos parties , dès le commencement de cette affaire , alloit encore plus loin que la condamnation de votre livre; et je j)uis vous assurer que , depuis le Bref du Pape , plusieurs cardinaux , de ceux mêmes que l'on croit nous avoir été le moins favorables , m'ont dit qu'ils connoissoieiit mieux que jamais que toute la conduite de ces prélats à votre égard n'éloit qu'une querelle de courtisans : c'est ainsi qu'ils parlent.

Je me trouve encore irrésolu sur la route que je dois prendre pour mon retour. C'éloit dans le dessein de préférer celle d'Allemagne , que j'étois venu ici : ensuite on me fit craindre que les contestations de \L le marquis de Villars à Vienne ' ne la rendissent impraticable pour des Français. Présentement tout le monde assure que ces troubles sont apaisés; mais néanmoins il reste encore piiiini les peuples de ces frontières des dis|)ositions peu favorables pour des voyageurs, à qui on ne i-raiitt point défaire des querelles d'Allemand. De plus, les ro/dirimt, avec qui j'ai voulu entrer eu détail des journées, me disent qu'elle est beaucoup plus longue el beaucoup plus incommode pour les chemins et pour les logemens , au lieu qu'ils s'engagent de me rendre dans quinze jours à Lyon en passant à .Milan et à Turin. Je réglerai cela demain , et nous partirons ou dimanche au soir, ou lundi matin: mais j'aurai l'honneur de vous

' Le nKir(|iiis, deplll^ ilio el iiian'cliil de Villais, alors niiibassadenr a \ieiiiie, ivnit ele iiisiillé pnbliqili'iiieiit par le prince de l.iehlenslein, nmiveineur de rarchidii.' .losepli , lils allié de ri'jiipei eiir. Il deîiKiii.lMll une l'éparatioii publi>|iie , i|ui lui fut r:iile liii'iilol après.

CORRESPONDANCE SUR L'AFFAIRE DU QUIÉTISME

écrire plus exactement le parti que nous aurons pris, et durant le voyage je vous assurerai, dans les lieux de courrier, de mes très-humbles respects.

DCXLIV.

(DCXLIII.)

DU P. DE JASU,

PRIEUR DE l'abbaye DV BREIIL ',

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