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» (jneiir , sauvez-nous , nous périssons : Doinhip , » salva nos, pcrimus; mais poiu'tant , avec une »i confiance entière en sa bonté , le prier qu'il w veille sur son Eglise et sur les vérités de la re- » ligion. Je vous avoue que ma foi augmente à la » vue de tant de personnes de doctrine et de piété » qui A oient j)lus loin que moi dans notre affaire , 5> qui en connoissent mieux tous les dangers, et )' qui demeurent ]>ourtant inébranlables dans cette » certitude, que Dieu ne permettra jamais que le » pur amoui- ni le parfait désintéressement de » nous-mêmes soient confondus avec l'erreur et « l'illusion. Vos souffrances seront heureuses si 5) elles servent à défendre la vraie charité. Que « j'ai de joie , quand je pense qu'elle nous tiendra » unis durant le temps et l'éternité '!.... Ah ! » combien de fois me suis-je dit , dans ces jours » de troubles et de téncbi'es : Allons et mourons » avec lui ». »
On va juger si un pareil langage parloit au cœur de Fénelon. « Je suis attcmclri, comme je » le dois , mou cher abbé , de toutes vos lettres; » mais quoi qu'il arrive , demeurez en paix; tenez » ferme à toute douceur et humilité. Si mon su- 11 périeur veut m'humilier, c'est à moi à recevoii" » de lui l'humiliation avec joie et docilité. Je suis » bien éloigné de vouloir faire du trouble dans » l'Eglise , sur l'amour désintéressé, par un in- » lérèt peisonnel. Ma conduite décréditeroit ma » doctrine plus que toutes les censures, il s'agit » de la doctrine et non pas de nous .... Je vous j> conjure de vous consoler ^ , quelqu'événement » que Dieu permette , et de compter que je vous » reveri'ai a\ec le même allendrissemeut de cœur, 1) soit que Dieu délivre la véi'ilé par vous, soit » qu'il v(!uille nous humilier cl conserver sa vé-
» rite en nous humiliant le n'ai de confiance
)) qu'en Dieu seul ' ; je n'en veux pas même avoir » en vous , quoi([iie vous soyez l'inslrument de sa » providence. Vous voilà à la veille de la fin de "tous vos tiavaux pour moi; votre repos me » donnera quebpie consolation , allons jusqu'au » bout en simplicité ; marchons au travers des » ombres de la moit avec celui (pii est notre guide. y Quoi(pi'il arrive, je ne puis qu'adorer , aimer , » bénir c(dui par qui tout se lera et poin* qui ). seul je porte la croix. Quoi qu'il ariive , je ne Il puis (pie le remercier de m'avoir donné en vous » un si alVectioniK' , si sage et si patient défen- » seur... Si Dieu ne veut point se servir de moi » d.ins mon ministère ', je ne songerai (pi'à l'ai- » mer h' reste de ma vie^ ih'étant plus en état de » travaillera le faire aimer aux autres : je ne serai » pas moins louché de vos ti'avaux pour moi que » si vous aviez fait appr(tuver mon livre ; je n'en >i aiirai pas moins de recoimoissance pour les )) peines incroyables que vous 'SoutTrez (lepnis si i> iong-lemps. Je n'aurai pas nioins d'impatience M de vous revoir, de vous embrasser, de vous c.on- )) suller et de vous legarder connue la consolation I) de toute ma vie •>.... Mourons dans notre sim-
' l.i'llr.' (Il- r;ililic> i\f Chnntfrac il Pi'iiolon , 24 jiniviiT JC99. Coiié'si,. (le IViir/oii , I. l\ , \K 002. — - Ihkl. \>. »i«8. — ' 1,1'Un! (In ri'iiclon U l'ablii' ilf Chaiilorac, 20 feviior 1»;99. Ihltl. 1), 68.-5. — '> \9 ûihdu\,vv 1698. iHil. \) CJi;. — '■• i^ yi\i\ifv 1099. Hiid. p. CiS. — •> 19 iio- Vi'iiiljre 1098.