‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraire (volume 2)Chapitre 309 sur 422 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

■0 ne pouYoit guérir. Il est évident que le bon » sens, la saine politique, l'esprit nicnie du eliris- >) tiauisnie, ne laissoicnt à un tel prince ifautres » moyens d'établir dans son royaume la religion n catholique, que la voie de la douceur et de la » persuasion. »

Une des plus singulières manies de queltpies écrivains du dix-huitième siècle a été de nuililer les ouviages des plus g?ands hommes, pour dérober à la religion la gloiie d'avoir produit les génies les plus éclairés. Ces! ainsi qu'on a voulu dénatmer les principes et les écrits de Pascal, de liât on et d'Euler. Piétendoil-on rendre la mémoire de ces glands honnnes plus recommandable , en les traduisant comme des hypocrites? et s'ils l'eussent été, comment une pareille con(iucte sur la reUgiou pouvoit-elle flattei- les apôtres de l'incrédulité. On s'est égaré dans une multitude de discussions sur la tolérance civile et religieuse; Fénelon a offert dans sa conduite comme dans ses opinions le modèle le plus parfait de ce que l'on doit croire et de ce que l'on doit faire. Tous ses ouvrages expriment une inflexibilité portée jusqu'au scrupule sur la doctrine , et sa conduite , la chanté la plus conqiatissanto pour ceux qui avoient le malheur de ne pas penseï' comme lui. En lisant les ouvrages de Fénelon , l'espiit est convaincu , le cœur est entraîné; on admire la religion qui a produit un si grand évèque, on aime la religion qui a inspiré un homme si vertueux.

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