LIVRE SEPTIÈME
de Bissy , fût tenté d'appeler un tiers à une uégociafioii ([ui l'établissoit en relation directe avec le Uûi , et sujloiit un tiers aussi peu agréable au Roi que rarchevèque de Cambrai. Si au contiaire le cardinal de Noailles n'avoit hasardé cette conjecture que pour se donner la lil)erté de déiiitiicei' au Iloi et au pul)lie l'aichevèque de (laiidu'ai connue son ennemi iicisomiel , c'éloil dount-r à Fénelon un motif bien léyiliuie de se méllei' de la sincérité des avances ipie la maréchale de Noailles s'éloit chargée de faire en son nom. (»n ne doit donc pas être surpris de la résistance (pi'elle éprou\a à les faire accueillir.
En se refusant à lévoquer rai)probation qu'il avoit doimée au livre du père (Juesnel , le cardinal de Noailles avoit déclaré qu'il préféroit de se soumettre à la décision du Pape. Kn conformité du viL'U du cardinal lui-même , Louis XIV requit le pape Clément XI de prononcer son jugement ; l'evamen du livre du père Quesnel traîna en longueur à Rome plus d'un an; et ce ne fut que le 8 septend)re I7IÔ (pie le Pape rendit la fameuse constitution i'ni'jeiiilus, (pii a été la cause ou le prétexte de tant de troubles. Connue elle précéda de très-peu de temps la moit de Fénelon , nous réser\ ous , à cette époque , le compte que nous aurons à rendre des derniers actes de l'épiscopat de l'archevêque de Cambrai , relativement aux affaires générales de l'Eglise de France.