‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraire (volume 2)Chapitre 35 sur 422 · CORRESPONDANCE SUR L · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE SUR L

combien il éloil éloigné de vouloir reculer la (décision de celle adaire ; 3" qualre lellrcs de l'abbé de Chanterac ' , écriles de Paris à M. de Cambrai, qui cloit encore alors à Versailles. L'on voit , par ces lellres, que M. Pirol se plaignoil de ce que les trois prélats , de Paris, de Meaux et de Chartres , voulaient qu'on entrât toujours dans leurs sentimens , et qu'il avoit de qrandes mesures à garder avec eux ; que ces {)rélals avoient tenu , a\anl le 17 de juillet 1(>97 , dix-huit coui'érences entre eux tout au moins, à l'insu de M, de Cambrai ; que M. Tronson éloit fort pour M. de Cambrai , et Iravailloit à ramener M. de (Jliarlres ; que ce prélat éloit quelquefois dans la disposition de se contenter d'explications sur le livre , qui auroient pu être données sans (ju'on put dire que le livre avoit été mauvais. 11 disait et répétoit que le projet qu'on lui proposoit là-dessus Sf?/'0?V très-bon ; il consenloit alors que M. de Meaux n'eût aucune parla l'examen de ces explications, et qu'il ne fîil point consulté là-dessus. Mais on le faisoit changer dans la suite, soit que ces changemens vinssent de ce qu'il éloit obsédé par M. de Meaux - et par ses émissaires , soit que M™* de Mainlenon, qui éloit aigrie . et qui ne vouloit pas avoir eu tort eu se déclarant contre M. de (^lambrai, l'éloignàl d'entrer dans aucun accommodement : que « M. de Beauforl pensoit tout » comme M. de Cambrai sur la cupidité sou- » mise, sur l'inléressement que le mercenaire » conserve dans l'amour de la béatitude.» (Ce M. de Beaufort eloit le confesseur et le conseil de M. de Paris.) Il disoit « M. de Paris étoit » bien déterminé que M. de Meaux n'auroitau- » cune part à tout ce qui regarderoil le livre ; » que M. de Cambrai donneroit tous les éclair- » cissemens qu'il jugeroit à propos; » que lui (M. de Beaufort .< croyoil que des demandes » courtes qu'on feroil à M. de Cambrai sur les » dogmes , abandonnant tout ce qui n'est qu'o- » jtinion , à quoi M. deCanjbrai donneroit des » réponses courtes et [)récises , leveroient bien- » tôt toute difficulté. » Mais toutes ces belles promesses , tant de la part de M. de Paris que de M. de Chartres, n'eurent aucune exécution , parce qu'on les faisoit changer par foiblesse ou à force de les obséder. L'on voit aussi , par ces lettres , que M. de Cambrai fil plusieurs fois proposer des conférences particulières entre M. de Paris , M. de Beaufort , M. Boileau et lui. Ce n'éloit pas pour surprendre M. de

' Ce sont les leUios i.cxxi, ci \xiii, ccxxvi cl ccxxviii de ceUe seclioii, I ix , p. I(>7 et siiiv. — - Voyei la lin Je la note a Je la Ictlre ccxxiv, l. ix , p. 170.

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