‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraire (volume 2)Chapitre 364 sur 422 · F.\GE · texte numérisé non relu

F.\GE

Nous avons déjà dit que Marie-Thérèse-Françoise de Saliguac, fille unique d'Antoine, marquis de Fénelon, et de Catherine de Montberon , avoit épousé en premières noces, en 1681, Pierre de Montmorenci - Laval , delà branche de Lézai. Elle eut de ce premier mariage un tils unique , Guy-André-de Laval , marquis de Lézai et de Magnac , qui n'avoit que huit mois à la mort de son père, en 1686. Ce marquis de Laval épousa Marie-.\nne de Turménies. veuve du marquis de la Rochefoucauld-Bayers, et il eut de ce maiiage le cardinal de Montmorenci, mort en 180S. La marquise de Laval, à qui s'adressent les lettres de Fénelon, se maria en secondes noces, en 1694, à Joseph-François de Salii-niac , comte de Fénelon , son cousingermain et frère de l'archevêque de Cambrai. Ce mariage resta secret pendant quelque temps , sans que nous ayons pu en découvrir la raison. Elle mourut en 1726, et le comte de Fénelon en 1735, sans laisser de postérité. C'est ici le lieu de rectifier une erreur échappée à l'estimable auteur de la Vie de Fénelon, placée à la tête de la dernière édition ( m -4"} de ses œuvres. Il suppose que le marquis de Fénelon , chevalier des ordres du roi , ambassadeur en Hollande, tué à la bataille de Raucoux , en 1746 , étoit petitfils de ce comte de Fénelon et de madame de Laval. Mais ce marquis de Fénelon, dont il sera souvent question dans cette histoire, étoit petit-fils d'un autre frère aîné de l'archevêque de Cambrai, et il eut de son mariage avec Louise Lepelletier de Rosambo un grand nombre d'enfaus. L'ainé de ses fils ( François-Louis de Salignac, marquis de Fénelon, lieutenant-général des armées du Roi et gouverneur des lies du Vent ) , a laissé le baron de Fénelon encore existant.

D'un autre de ses fils ( François - Gabriel , vicomte de Fénelon, mort en 1794 ) , sont venus l'abbé de Fénelon, ancien aumônier du Roi , et François Gabriel-Adéodat de Fénelon , ne en 1787. C'est sur ce dernier que repose l'espérauie de voir perpétuer la branche de l'archevêque de Cambrai.

>o IV. — pa(;e 27.

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