LIVRE DEUXIÈME
Il n'ostpas permis à un chrétien, sous prétexte d'oraison passive ou autre extraordinaire, d'attendre dans la conduite de la vie , tant au spirituel qu'au temporel , que Dieu le détermine à chaque action par voie et inspiration particulière : et le contraire induit h tenter Dieu , à illusion et à nonchalance.
Hors le ras et les niomens d'inspiration prophétique on extraordinaire . la véritable soumission que toute ame chrétienne, même parfaite , doit à Dieu , est de se servir des lumières naturelles et surnaturelles qu'elle en reçoit , et des règles de la prudence chrétienne , en présupposant toujours que Dieu dirige tout par sa piovidence , et qu'il est auteur de tout bon conseil.
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mour. L'abandon du chrétien est de rejeter en Dieu toute son inquiétude, mettre en sa bonté l'espérance de son salut, et comme l'enseigne saint Augustin , après saint Cyprion , lui donner tout : ut tottim dettir Deo.