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En parlant des ouvrages littéraires de Fénelon , nous n'avons point fait mention d'un Abrégé des Vie^ des anciens philosophes , avec un recueil de leurs plus belles maximes , qui parut pour la première fois sous le nom de l'archevêque de Cambrai , en 172G. Dès le moment où il parut , il s'éleva au sujet de son authenticité une discussion qui laissa d'abord le public dans l'incertitude. M. de Ranisay , plus à portée que personne d'être instruit de tout ce qui avoit rapport à Kénelon , jiar le bonheur qu'il avoit eu (le vivre dans la société intime de ce prélat , les six dernières années de sa vie , par la connoissance qu'il avoit de tous ses manuscrits , et par ses relations de confiance et d'amitié avec les parens les plus proches et les plus chers de l'archevêque de Cambrai , s'éleva contre l'authenticité de cet ouvrage , et il fit insérer k ce sujet une lettre dans le Journal des Savans , du mois de juin 1726.
D'un autre côté , le libraire Etienne , qui avoit imprimé l'ouvrage , produisit dans le même Journal des Savans , du mois d'octobre 1726 , une lettre d'un abbé Baudouin , chanoine de Laval, qui avoit passé quelques années k l'hôtel de Beauvilliers. Cette lettre montroit tant d'assurance sur l'aulhenrité de l'ouvrage, qu'on piirui rcvonir k l'idée que Fénelon en étoit vérilablemeiil raulcur, La K^Kre de l'abbé
' Manuscrits. — ^ Le marquis dfi Feiieloii fui lue à la batiillc (lo ItHUioiix, U: tt ocliiJMc 1746; cl l'aniiOu suivante, 4 747, 1rs Directions fiiiur la niiiHvir.nced'un mi furciil iiiipriinx'S pour la |)r('iiii(!ii' fuis a la llayr, par b's soins de Félix d; Saint (jerinain. On les a réimprimées en i77'(, au rommencenienl du rc|;ne de Louis \M, et suivant les tenues des élileurs, du consentinnciil tu-pics du Ilot.
Baudouin fut aussi insérée dans la Bibliothèque française, tome IX , page 34 , et dans la Bibliothèque des livres nouveaux, page 150.
M. de Ramsay crutdevoir répliquer par une lettre adressée k M. l'abbé Bignon , qu'on retrouve dans le Journal des Savans , du mois de février 1727 , et les raisons qu'il produisit en faveur de son opinion , paroissent avoir fixé toutes les incertitudes.
Il est au moins certain que les parens, les amis de l'archevêque de Cambrai , et tous ceux qui ont été successivement dépositaires de ses manuscrits , ont pensé comme M. de Ramsay, et nous devons déclarer que nous n'avons rien trouvé , parmi les papiers de Fénelon , qui puisse indiquer qu'il soit l'auteur de cet ouvrage , d'ailleurs assez imparfait.