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LETTRES SUR LA RELATION DU QUIÉTISME
touchantes. On y trouve une assurance , une candeur, une simplicité que le crime n'imite jamais qu'imparfaitement.
On ne peut ell'acer l'impression dinnocence qui en résulte , en disant qu'elle demandoil des commissaires , avec pouvoir de prononcer sur sa vie, uniquement pour éloigner l'examen de la doctrine : car outre qu'elle domandoit qu'on examinât l'une et l'autre en même temps , il faut avouer que si elle trembloit pour ses écrits , elle étoit tranquille sur ses actions. Quo risquoit-elle , après tout, en laissant examiner ses écrits? Elle risquoil de les voir condamner, de souscrire à la condamnation, de les rétracter. Mais les crimes ne se rétractent point. En faisant instruire son procès, elle s'exposoit , si elle étoit coupable , à une perpétuelle infamie et à une punition exemplaiie. Suivant la lielation , cet admirable expédient , qui alloit à [jerdrela personne sans sauver les livres, lui fut suggérée par l'abbé de Fénelon '. Convenez, monsieur, que le stratagème étoit digne , je ne dirai pas d'un esprit délié, mais d'mi esprit artificieux et fourbe , tel que l'auteur dépeint M. de Cambrai.
Mais, dit le même auteur, M""' Guyon se persuada qu'il ne seroit point facile de découvrir sa mauvaise conduite, qui nétoit connue que de ceux à qui il importoit autant qu'à elle de garder sur cela un profond silence.
Voilà , monsieur , une de ces réflexions noires que j'avois en vue dans ma première lettre. Ce n'est point la nature du lait qui la produit; (;'est la nécessité qui l'invente. L'auteur veut soutenir jusqu'au bout l'alfreuse idée qu'il s'est faite de M""' Guyon. Il s'efforce (l'ajuster à cette idée un fait qui la combat, ou plutôt qui l'anéantit. S'il est permis de sérigej', comme lui , en scrutateur des cœurs, de foudler dans les intentions dune manière si odieuse , et contre toute vraisemblance , il n'y a plus de ressource pour l'innocence acusée. Comment ose-t-il dire qu'il importoit autant aux complices de M'"* Guyon, qu'à elle-même, de garder le silence? Eh quoi? monsieur, lorsqu'un complice vient s'accuser lui-même, et découvrir une intrigue dangereuse, le punit-on a\ec l'auteur du complot? Je ne vous répéterai point ce (pie je vous disois il n'y a qu'un moment à ce sujet. .le remarquerai seulement une contradiction visible de l'auteur. Selon lui. Château Barbe a voit parlé , et découvert iViiffrfii.i uii/sf/rca : comment M""'
Guyon n'appréhendoif-elle ni la confrontation de cette fille, ni la déposition de l'évêque de (irenoble, que sa conscience auroit obligé de parler?
Il étoit de l'intérêt de l'Eglise et de l'Etat, de convaincre une femme qu'on supposoit être le chef d'une secte où l'on allioit, par principes, ce qu'il a de plus saint avec des abominations monstrueuses. Si beaucoup de gens croyoient df)nner atteinte aux écrits de cette dame en calomniant sa personne , c'étoil leur donner un coup mortel que de constater les crimes dont on la chargeoit. En montrant que sa doctrine l'avoit conduite aux plus étranges excès , ou qu'une liorrible corruption liiiavoit inspiré sa (loctrine, on fournissoil aux simples un contrepoison plus puissant que les Articles qui furent dressés à Issy, et que toutes les réfutations du monde. Cependant , monsieur, on laisse les mœurs à l'écart , on rellise de donner des commissaires laïques ; on se retriuiche à faire examiner la doctrine parles évêques. C'est qu'on crut l'examen de la personne inutile et dange- reux : inutile , parce qu'on appréhenda que ■ son innocence . juridiquement prouvée , n'ac- i créditât en quelque sorte ses erreurs. On ne fut pas long-temps à s'apercevoir que le refus d'accepter les offres de M"" Guyon , suivi du certificat de M. de Meaux , prodnisoit à peu près le même eflel qu'une justification en forme. Pour diminuer cet effet , et entretenir les anciens soupçons, on veut arrêter M""^ Guyon , dès qu'elle est sortie de Meaux : on la cherche long-temps ; on dé('ouvre enfin sa retraite. Elle est conduite à Vincennes. M. le cardinal de Noailles lui obtient quelque adoucissement. VA\e est transférée à Vaugirard toujours prisonnière , mais avec assez de liberté. Sur ces entrefaites arrive la disgrâce totale de M. de Cand)rai. M""" Guyon est enfermée à laRastille. .le vous ai dit comment elle y fut traitée, et quelle procédure on mit en usage pour la convaincre. Les lecherches les [dus curieuses et les plus malignes tournèrent à son avantage. On n'a jamais rien produit que la misérable lettre du I*. Lacombe . de bupielle je vous ai parlé, Or si celte lettre , même en cas qu'elle soit du P. Lacombe , ne mérite |)as qu'on s'y arrêlc, eu égard aux circonstances dans lesquelles elle a été écrite ; jugez , monsieur, j»ar la raison des contraires, combien est décisise la fermeté inébranlable de M"" Guvon , précisément dans h^s mêmes circonstances. Elle a persisté à dire que ce |)ère éloil de\enu fou , ou ipie la lettre n'étoit pa>^ de lui. Elle a demruidi'- iiiiitileuienf à
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lui être confrontée. Soutenue du témoif>nage d'une bonne conscience , elle lassa ses persécuteurs; ils la rendirent euliu à sa taniillc. Je l'ai dit dans ma preuiièru lettre, et je ue le réirfracte point : le niftycn que je viens de vous dt'failler est vicloi-ieux. Il ne prouve pas moins l 'innocence de M"'^ Huyon , que si elle eût confondu ses ennemis à la face de la justice , et les eût fait déclarer calomniateurs.
Mais celle preuve reçoit un nouveau depié de force et d'éclat par l'altacliement (pie les amis de M""' (iuyou ont en pour elle dans tous les temps. Vous savez, monsieur, qu'on n'a pas besoin d'être convaincu dans les formes, ni même d'être entamé par des soupçons graves . pour être abandonné de ses amis. A la cour surlout; où les amitiés sont plus superlicielles, parce «pi'elles so)it sul)ordounées à la fortune, il suffit de n'être pas à la uiode. OpendanI M""" Uinyon y a toujours conservé des amis fidèles, tendres etgénéreux. Elleaeu (pielquefois besoin de sou crédit sur eux , pour i-etenir un zèle qui les auroit trop compromis. Tels étoient les ducs etducbessesdc Reauvilliers, de (Ibarost, deCbevnMises, de -Morlemart , M*"' la comtesse de (luiclie , aujourdilui marécbale de (Iramonl , etc. Des liaisons si brdlantes en supposent mie inliiiité d'autres. Vous conviendrez, monsieur, que je vous cite des juges non récusables en fait de mœurs et de ré|)iifation. Leur suffrage pourroit-il être balancé par des accusations vagues et indéterminées, qui venoient originairement de gens sans nom et sans caractère, à qui M'"" Ciuyon éloit inconnue? Ancun de ses ennemis n'osoit se porter pour dc-uonciateur. Ses amis , et de tels amis, vouloienfêtre sesaj)ologistes; du moins ils ne rongirenl jamais d'elle, lors même que son amitié étoità cbarge, et que parler en SI faveur, c'eût été se perdre sans la servir. Huelqnes-unes de ces personnes l'avoient connue dans sa jeunesse. Dès l'âge de dix-huit ans, elle avoit fait connoissance avec M. Fouquet, frère du surintendant , et avec M""" la ducliessc de Charost , qui l'avoil en (juclque sorte suivie dans tous ses voyages , entretenant avec elle le commerce le plus vif. Cette duchesse sonhailoit aademmenl le mariage de M"" (luyon avec M. le comte de Vaux , qui étoit son frère et non pas son neveu, comme dit l'auteur de la lielafinn , toujours mal instruis. Elle vouloit lui donner une épouse formée par une mère vertueuse. Ce ne furent certainemcMil pas les grands biens de M"* Cuyon qui la déterminèrent. Elle éloit cadette . et n'avoit que huila neuf mille livres de renl»'. Ce ii'étoil pas lu de
quoi relever les débris de la fortune de M. le surintendant.
Je suppose, monsieur, (jue vous estimiez un de vos amis jusqu'à croire qu'il est un saint, et (jue Dieu lui accorde des (Ions surnatm-els; je sup[)ose , en même temps, qu'il coure sur le compte de cet an\\ des bruits fficlieux qui n'iroient à rien moins qu'à le faire passer pour un scélérat, et jiour franc hypocrite : je vous connois trop, monsieur, pour douter du parti que vous prendriez. Nous en perdriez le sommeil ; vous remonteriez à la source, sinon pour vous tranquilliser, du moins pour vous justifier aux yeux du public, et vous mettre en état de fermer la bouche aux calomniateurs. Tous les jours des gens sans aveu calomnient, lorsq*îi'iI n'y a rien à risquer; mais les persomies en place et titrées, qui ont tout à perdre , ne soutiendront jamais ouvertement celui qui est calomnié , s'ils n'ont en mains de bonnes preuves de son innocence.
Les ennemis de M™* Guyon avoient commencé à la décrier dès qu'elle fut de retour à Paris. La plupart de ses liaisons sont |iostérieures aux calomnies. On peut quelquefois défendre par engagement une personne suspecte ; mais on ne se lie point avec elle sans \ avoir pensé à deux fois. Qu'on cesse donc , monsieur, de faire valoir la partialité des amis de M""' Cuyon. La plupart ne l'étoient devenus qu'après avoir entendu ce qui se débitoit contre elle . et s'être assurés que tout étoit faux.
M. l'abbé de Fénelon avoit été prévenu contre elle. Un si grand génie n'a pu se déprévenir qu'à bonnes enseignes. Il excelk.it dans la connoissance des hommes; il lisoit presque dans les cœurs. Il avoit examiné M""" Cuyon ; il n'avoit aperçu dans ses écrits d'autre doctrine que celle qu'il enseigna lui-même depuis. Ce qu'il voyoit en elle de bon et d'estimable, l'avoil rendu indidgeut sur ceriaines choses extraordinaires qu'il croyoit pouvoir être des illusions d'esprit. Il ne les avoit point approfondies, parce que M""*" Guyon disoit elle-même qu'elle ne savoit si c'étoit Imagination ou vérité, ne s'y arrêtant jamais volontairement.
Quant aux bruits qui avoient couru sur les RKeurs de celte dame, il savoit trop ce qu'il devoil à sa place , à sa réputation et à sa conscience , pour les avoir négligés. 11 en avoit fait un examen scrupuleux, jusqu'à se mettre en état de travailler à une apologie, dont je crois vous avoir parlé. Quoi que l'auteur de la /Matioii puisse dire, la vertu de ce pn'-lat dissipera toujours les nuages qu'où veut répandre >(ir
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celle de M'"'= Guyon, et les soupçons par lesquels on s'elVorce de noircir son amie ne pourlont jamais rejaillir jusqu'à lui. Les écarts de M. de Cambrai . en matière de doctrine , n'ont servi qu'à constater la pureté de ses mœurs. 11 étoit bien imprenable à cet égard , puisque , dans le cours d'une dispute très-animée, personne ne lui a rien reproché.
M™* de la Maisonfoit, si souvent nommée dans la Relation , attachée d'abord aux sentimens de M. de Fénelon, et persécutée depuis pour ses liaisons avec les disciples de saint Augustin , a toujours continué d'être en coninierce avec M""^ Guyon, et de lui rendre justice. Elle a toujours fait l'éloge de ses mœurs, et traité de calomnies les bruits répandus contre elle. Je liens ce fait de plusieurs personnes , entre autres il'une demoiselle de condition , élevée par M'"^ delà Maisonfort, qui, après avoir été obligée de quitter Saint-Cyr, s'étoi^réfugiée à Meaux. Au reste, il ne faut point regarder ici le témoignage de M""' de la Maisonfort comme celui d'une simple religieuse. Outre qu'elle avoit connu particulièrement M"" Guyon , elle étoit au fait de tout ce qui se passoit dans le tiionde ; personne n'avoit de meilleures relations. Mais c'est assez parler des amis de iM""^ Guyon.
Dison*; un mot des prélats qui ont montré le jdus de zèle contre le prétendu amour désintéressé. Ils ont reconnu l'innocence de M"* Guyon. La justice qu'ils lui ont rendue fournit un troisième moyen , après lequel il est impossible de rien désirer. Plus on s'elforcera d'afl'oiblir le témoignage des amis de M'"*' Guyon, en disant qu'ils étoient attachés à sa doctrine, plus on donnera de force à celui des prélats qui ont ouvertement condjattu le quiétisme. 11 seroil inutile de vous ra|)p('!er encore \\. d'Aranthon, qui a toujours parlé de la piètc et des inœnrs de cette demie avec éloyo , et qui proleste que ce sont les véritahles scntliiiens où il a toiijuitrs été à son égard.
M. l'archevêque de Paris, depuis cardinal de Noailles, étoit inséparablement uni à M. de Meaux dans la poursuite du quiétisme. 11 avoit condamné les livres de M"'* Guyon. Cependant il s'intéressa pour elle dans toutes les occasions; il se renma jiour la faire sortir de Vinceimes, et y réussit. [Jn prélat d'une vertu si délicate (,'ùl été bien éloigné de se rendre le support et le protecteur d'une persoimc légilimement suspecte. Il lui lit signer un acte de soumission , dans liMjUfl je ti-ouve ces paroles i'emar(|Mablcs ' .
« Je dois néanmoins, devant Dieu et devant les » hommes , ce témoignage à la vérité , que je » n'ai jamais prétendu insinuer, par aucune de » ces expressions , aucune des erreurs qu'elles n contiennent. Je n'ai jamais compris que per- » sonne se fût mis ces mauvais sens dans i'es- » prit, et si on m'en avoit avertie, j'aurois » mieux aimé mourir que de m'exposer à don-
» ner aucun ombrage là-dessus Je dé-
» clare que la seule idée des abominations
» dont on accuse les Quiétistes me fait hor- » reur, etc. » Supposé que M, de Noailles eût le moindre doute sur la pureté des intentions et des mœurs de M""^ Guyon , lui anroit-il suggéré ou plutôt prescrit des termes si énergiques? Non , monsieur, il n'eut jamais couru les risques de lui dicter un parjure , et de la faire mentir au Saint-Espril à la face de Djeu et de l'Église. Concluons qu'il éloit pleinement persuadé de son innocence. Je coule légèrement sur une autorité si respectable, pour m'arrèler à celle de M. de Meaux , qui est an- dessus de tout.
Lorsque M'"" Guyon se fut adressée à ce grand évèqne , pour le faire juge de son état intérieur et de ses écrits, il va lui rendre visite; il confère avec elle en maison tierce ; il lui écrit. Il n'y a pas ombre de bienséance dans cette conduite , si la vei'tu de M""" Guyon est équivoque. M. de iMeaux fait plus : il l'accepte pour diocésaine ; il la place à Meaux chez les filles de Sainle-Marie; il la reçoit sans difliculté à la participation des sacremens; il lui donne un confesseur, et à ce confesseur toute permission de la faire communier. Sans une présomption entière en faveur de si)n innocence, un prélat si éclairé et si religieux lui eùt-il en quehjue sorte prodigué les choses saintes dont il coimoissoit tout le prix? Ce seroil le déshonorer, (pie de le croire capalde de hasarder les sacremens. Et poiu' qui les auroit-il hasardés? Pour une femme légitimement sus[»ecte des horreurs du molinosisme.
Si la vie et les voyages de M"" Guyon avoient donné tant de scandale , quand elle eiM mille et mille fois condaumé ses éci'ils, M. de Meaux étoit obligé de ne rien précipiter. Il devoil à l'honneiH' de son ministère, à l'édification publique , à sa propre conscience , de surseoir, d'examiner, d'approfondir. Il n'en est pas du crime et du scandaje, comme des erreurs. On se purge des erreurs en les rétractant ; il faut expier les crimes , et réparer le scandale. Mais loin d'avoir découvert dans la conduite de celle dame l'ien de criminel ni de scandaleux , il lui donne une déchariJi'. « Nous ne l'avons trou-
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» vée , dit-il ', impliquée en aucune sorte dans » les abominations de Molinos ou autres con- » damnées ailleurs, et n'avons entendu la coui- » prendre dans la mention qui en a été par » nous faite dans noire Ordonnance. » Après un tel certilicat, qut; vous ne soupçonnerez pas , monsieur, d'avoir été donné à la laveur, on ne peut troubler M'"" (iuyon dans la possession d'imiocencc où M. de Meaux la conlirme . sans faire tort à la mémoire de cet illustre prélat.
Si , dans la dispute contre M. de Cambrai , dispute assez vivement poussée de part et d'autre , il a paru quelquefois trop prévenu au sujet de cette dame , vous savez mieux que moi , monsieur, qu'il ne faut pas toujours juger des sentimens véritables des auteurs |)ar ce qu'ils disent dans le feu de la dispute. C'est dans la conduite de M. Bossnet , c'est dans ses jugemens de pratique , c'est dans ses déclarations formelles faites de sang-froid , avant et après la contestation , qu'il faut cliercher ses vrais sentimens. C'est surtout dans les Actes de l'assemblée de 1700.
Ce grand bomme, rendant compte au clergé de l'afl'aire du quiétisme, dans laquelle il avoit
1 Relui. \" i>ail. p. 149, cl ri-(Iessiis , (. ix. p. 68.
été l'homme de l'Éalise et l'organe de la tradition , s'exprime en ces termes : « Pour les abo- » minations qu'on regardoit comme les suites » de ses |)rincipes , il n'en fut jamais question , » et cette personne (M""' Guyon) en témoignoit » de l'horreur. » Observez, monsieur, que cette Relation est insérée dans les Actes du clergé , et qu'elle exprime le jugement détinilif de M. Hossuet et de tous les évèques de France par qui elle est ado[>tée. 11 est rendu après tout ce que la malice des ennemis de M'"" Cuvon avoit pu inventer pour la perdre. Elle étoit encore prisonnière , et ses [lersécufeurs ne désespéroient peut-être pas de la trouver coupable. Dans de pareilles circonstances , il n'y a que la force de la vérité qui puisse faire rendre un témoignage si solennel.
Jugez maintenant , monsieur, si j'ai prouvé l'injustice de M. Pheli|)peaux , et si j'exagérois l'autre jour, en vous disant qu'il a copié des Mémoires passionnés , et écouté des bruits calomnieux. Pour réfuter ce qu'il dit des moeurs de M""^ Cuyon , je n'ai eu recours qu'à la Relation même , à des ouvrages imprimés , et à des faits qui sont de notoriété publique. J'ai l'honneur d'être avec respect, etc.
FENELON. TOXIK X.
CORRESPONDANCE DE FÉNELON