‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraire (volume 2)Chapitre 62 sur 422 · XXXV. — Demande · texte numérisé non relu

XXXV. — Demande

Quelque éclaircissement encore , s'il vous plaît , sur ce dénuement dont parle saint François de Sales , et ccitte perle même des vertus et du désir des vertus ; et sur ce qu'il dit que l'amour est fort connue la mort pour nous faire tout (piitter, et magnili(]ue comme la résurrection pour nous parer de gloire et d'honneur. (Fin du IX" liv. de l' Amour de /Jie't.) Ces endroits-là ne m'auroient , ce me semble , point embarrassée , s'il ne me seud)loil ipie certaines choses approchantes sont hlAmécs.

Rkp. — Saint François de Sales dit que, dans l'état do perfection , on perd les vertus eu tant qu'on y cherche à si; contenler soi-même , et qu'en même temps on les reprend comme contcutaut Dieu ; ce ([ui est très-juste. Il n'est p;is

LETTRES DE BOSSUET A MADAME DE I.A MAISONFORT

permis de son^^er ;i exterminer en soi-même ses bonnes œuvres ou ses actes tant qu'on les aperçoit ; car les apercevoir n'est pas mauvais, mais peut être très-excellent, pourvu que ce soit pour en remire grâces à Dieu , et confesser son nom , comme ont fait les apôtres et les prol)liètes en cent et cent endroits. Alors c'est une erreur de dire qu'on soit [)ropriétaire de ces actes. En être propriétaire , c'e>H les faire de soi-même comme de soi-même . contre la parole de saint Paul, et se les attribuer plutôt qu'à Dieu.

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