‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraire (volume 2)Chapitre 68 sur 422 · XLIX. — Demande · texte numérisé non relu

XLIX. — Demande

Dans une lettre de saint François de Sales . il dit à la personne à qui il écrivoit : « Il n'est )) plus besoin cpie vous fassiez d'actes, si Dieu » ne vous le met au co-ur. »

RÉP. — Dans l'action de l'oraison , je l'avoue ; dans tout le cours de la vie , c'est un prodige inoui , et toute la conduite de la mère prouve le contraire.

Demvndk.

Dans un des endroits (pie j'ai cités ci-dessus . le saint dit : w Xt; nous bougeons ni peu ni » prou , voire même (juand nous serons tombés » en quelque Caiitc, on qu'il nous faudra pra- » tiquei- les vertus: car le doux Jésus nous don-

LETTRES DE BoSSl ET A MAD.WIK Dil I.A MAISONFOaT.

" liera les scntiinens nécessaires, mieux que " nous ne nous les saurions procurer. »

Rkp. — Sans avoir vu ce [)assaj,'e , je crois , sur la loi des autres que j'ai vus, avoir expli- (jné ci-dessus ce qnil en faut croire. Il ne faut m pratiquer les vertus, ni se corriger de ses fautes , avec ces inquiétudes , ces cliat^rins . ces découragemens , ces étonneraens . comme si c'étoit une chose fort merveilleuse que nous soyons torid>és dans (juelque faute, ou que la vertu nous soil difficile. Du reste , si on poussoil ces expressions à la rigueur de la lettre . elles seroient insoutenables. Il faut donc entendre qu'on ne doit se remuer ni peu ni prou par son propre esprit , par cette mobilité et activité inquiète et empressée que l'amour-propre inspire.

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