‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraireChapitre 117 sur 271 · i ET rniLirpK dr commines · texte numérisé non relu

i ET rniLirpK dr commines

Los foiblcssoset los ciimcs ilcs rois ne sauroionl ùlrc cacliés.

Louis. — On dit que vous avez écrit mon histoire,

CoM. — Il est vrai , sire ; el j'ai parlé en bon domestique.

Louis. — Maison assure que vous avez raconté bien des choses dont je me passerois volontiers.

CoM. ■ — Cela peut cire ; mais en gros j'ai fait de vous un portrait fort avantageux. Voudriez- Aous que j'eusse été un flatleur perpélnel , an lieu d'être un historien?

Louis. — Vous deviez parler de moi comme un sujet comblé des grâces de son maître.

CoM. — C'eût été le moyen de n'être cru de personne. La reconnoissance n'est pas ce qu'on cherche dans un historien ; au contraire , c'est ce qui le rend suspect.

Louis. — Pourquoi faut-il qu'il y ait des gens qui aient la démangeaison d'écrire? Il faut laisser les morts en paix , et ne flétrir point' leur mémoire.

CoM. — La vôtre éloit étrangement noircie ; j'ai lâché d'adoucir les impressions déjà faites; j'ai relevé toutes vos bonnes qualités; je vous ai déchargé de toutes les choses odieuses qu'on vous imputoit sans preuves décisives. Oue pouvois-je faire de mieux?

Louis. — Ou vous taire , ou me défendre en tout. On dit que vous avez représenté toutes mes grimaces, toutes mes contorsions lorsque je parlois tout seul , toutes mes intrigues avec de petites gens. On dit que vous avez parlé du crédit de mon prévôt , de mon médecin , de mon barbier et de mon tailleur; vous avez étalé mes vieux habits. On dit que vous n'avez pas oublié mes petites dévoUons, surtout à la fin de mes jours ; mon empressement à ramasser des reliques; à me faire frotter depuis la tête jusqu'aux pieds, de l'huile de la sainte ampoule, et à faire des pèlerinages où je prétendois toujours avoir été guéri. Vous avez faitraenfion de ma barrette chargée de petits saints , et de ma petite Notre- Dame de plomb, que je baisois dès que je voulois faire un mauvais coup ; enfin de la croix de Saint-Lo, par laquelle je n'osois jurer sans vouloir garder mon serment, parce que j'aurois

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cru juoiirir (hms l'aniuV si j'y n\ois iiiaïKiiif. Tout cela t'bt fort ridiciilo.

CoM. — Toiil cclan'c&t-il i>as \rai? IVni- \ui>-jo If. taire?

Loiis. — Vous poinicï non rioii din».

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