C.OM. — Viius puu\it'7. n'en lien fane
Lons. — Mais cela t'-toil l'ail, el il m- l'ailipit ]>as le dire.
(loM. — .Muis celaéloit fait, el je in- pomois le cacher à lu postérité.
l.oiis. — Oiioi ! ne pt iil-nii pas cat lier c'ilaiues choses?
CoM. — Hé! croNez-\ou> (priui rui puisse être caché a])rès sa mort connue vous cachie/, certaines intrigues pendant votre vie? .le n'aurois rieu sauvé pour vous par mon sileuct', el je nie serois déshonoré. (.]onlenle/.-voiis que je pouvois dire hien pis et être cru : mais je ne l'ai pas voulu l'aiir.
LoLis. — Ouoi ! riiistohe ne doit-elle pas respecter les rois ?
CoM. — Les rois ne doivent-ils pas respecter l'histoire et la postérité , à la censure de hupielle ils ne peuvent échapper ? Ceux (|ui veulent qu'on ne parle pas mal d'eux n'ont qu'une seule ressource , qui est de bien faire.
«ore \al(tit-il mieux se lier à niui (|u'aii traître «lampoliache , (|ui le vendit si cruellement.
<'ii. — \'oulez-\ous que je |)arle ici l'raui'heniiiil , puiscpi'il ne s'agit plus de politicpie chez l'hilipir.' Nous étions tous deux dans d'étranges iniiximes ; nous ne coiiuoihsions , ni vcjus ni moi, aiiciiiie \erlu. Mu cet état, à l'orce de se délifi-, on persécute s<juveiil les gens de hien ; puis DM se livre par une espèce de nécessité au premier venu; et ce |)renîier venu est d'ordinaire uii scélérat (jui s'insinut; par la Ilatterie. -Mais, dans le l'ond , mon naturel étoil meilleur que le \ôtre : j'étois prompt, et d'un<; humeur un peu farouche; mais je n'étois ni li'om|)eur ni cruel comme vous. Avez-xousoulili('' qu'à la conférence de Coullans vous m'avouâtes (pie j'étois un vrai gentilhumme, et que je vous avois hien tenu la paiole (|ue j'avois d()mi(''e à l'archevêque de Narhonne?
Loris. — Bon! c'étoienl des paroles Ilattcuses que je vous dis alors pour vous amuser, et |)our vous détacher des autres chefs de la ligue du hien puhlic. .le savois hien ([n'en vous louant je vous prendrois pour dupe.
Litris XI i:t i.oiis xii.