‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraireChapitre 119 sur 271 · I-OIIS XI KT ClI.MlLtS DlC DE i;oi »r,or,NE · texte numérisé non relu

I-OIIS XI KT ClI.MlLtS DlC DE i;oi »r,or,NE

Les niédiauts , ii force de tromper el de st; délior dos autres, sont trompés ciix-mèuies.

Louis. — Je suis fâché, niciu cousin, des malheurs qui vous sont arrivés.

Cil. — ('"est \ous cpii en êtes cause: \ous m'avez tiom|ii'.

J.oris. — (^'est \olie orgueil el \otre emportement (jui vous trompoicut. A\ez-\ous ouhlie que je vous aserlis qu'un liuiniuc m'aNoil oll'ert de vous faire périr?

(!ii. — Je ne pus le croin- : je m imaginai qne si la chose eût été vraie , vous n'auriez |)as eu assez do prohilé pour m'en avertir, et (pie X(»us l'aviez inventée pour me faire peur, eu iiiireiidanl suspects tous ceux dont je lue ser\ois : trtte foniherie éloil assez de votre caractère , cl ■je n'avuis pas grand tort de vous l'attrihuer. <Jni n'eût pa» été li'iiinpi'- comme moi dans une «occasion où vous étiez Imui el sincère?

Lotis. — Je conviens t|u'il n'éloit pas à pm- ]>os de se lier souvent à ma sincérité; niais en-

La générosité et la bonne foi sont de plus sûres maximes eu polititiue, que la cruauté et la finesse.

L. XL — \ oilà , si je ik; me trompe, un de mes successeurs, nuoicjue les oinhres n'aient plus ici-has aucune majesté, il me semble que celle-ci jiourroil bien èlre quelque roi de France; car je vois (pie ces autres ombres la respectent et lui parlent Irancais. Hui (.'s-lu? dis-le moi , ji; le prie.

L. Ml. — .le suis le duc d'iJrléans, devenu roi sous le iinm de Louis XIL

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