DE L'ORDRE
Les évêques seuls sont les ministres de ce sacrement. Suivant l'institution de Jésus-Christ , et à l'imitation des apôtres, ils ordonnent les prêtres et les diacres par la prière et l'imposition de leurs mains. Rs font les sous-diacres , les acolytes , les exorcistes , les lecteurs et les portiers, en leur présentant et fiiisant toucher les instrumens propres à chacun de ces offices. La disposifion à tous ces ordres est la tonsure. Quand l'évêque coupe les cheveux et donne l'habit ecclésiastique au clerc , celui-ci déclare qu'il prend le Seigneur pour son partage , et qu'il se dévoue plus parfaitement à son service. Personne ne doit de lui-même prétendre à l'honneur du sacerdoce ; mais celui-là seulement qui
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y est appelt' di- I»ioii. soit par le ilwiix ilf m)ii «•vêtjiic, soit par lo iniiiislèrc et le ((tiisoil (!<• • eux à qui rt'\t'(|iic «onlic le soin d'exanniu-r la vocation d'un chacun. Ijis évoques sont an-dessus des prêtres, chargés par le Saiiit-Ks|)rit de j:ouverner TK^lise. de {instruire , de l'édilier. Les prêtres oiïrent comme eux le sacrilico de la loi nouvelle , et travaillent sous eux au salut dis anics. Le reste du clergé, chacun suivant son ordre plus on moins relevé, est destiné pour servira l'autel dans le temps du sicrilice, pour catéchiser, et pour aider le |)rêlre dans ses autres ftinctions. La grâce qu'ils rei.oivent à l'ordination les engage à être plus humides, [dus détachés des hiens de celte vie passagère , à être plus sobres et plus purs que le commun des lidèles. Ils sont , par leur état , comme les médiateurs entre Dieu et les hommes : ohligés de vaquer spécialement à l'oraison , et de prier pour les peuples ; chargés de travailler à l'aire honorer Dieu et à sauver les âmes.