IX' JOUR
•SIK l'attention a la voix DE DlEt.
Soigneur, à qui irons-nous? vous avez les paroles de la vie éternelle. S. Jean. vi. 69.
I, C'est Jésus-Christ qu'il faut écouter. Les hommes ne doivent être écoutés et crus qu'autant qu'ils sont pleins delà vérité et de l'autorité de Jésus-Christ. Les livres ne sont bons qu'autant (pi'ils nous appremu'ut l'Kvaugile. Allons donc à cellesource sacrée. Jésus-(Mu-ist n'a parlé, n'a agi , qu'afin que nous l'écontassions, et que nous étudiassions attentivement le détail de sa vie. .Malheiu'enx que nous sommes ! nous courons après nos propres pensées, qui ne sont que \anilé, et nous négligeons la vérité même, dont toutes les |(aroles sont capables de nous faire vivre éternellement. Parlez, ù Verbe divin. ù
* Joan. Mil. 39.
' Ja.. I. 6. î JbiJ. \. n.
» .VLèlih. VII. 7.
MANUEL h\i VliiTÉ.
parole incréée, et incarnée pour moi! faitesvous entendre à mon ame. Dites tout ce que \()us voudrez ; je veux tout ce qu'il vous plaîl. II. Souvent ou dit qu'on voudroit savoir ce qu'on a à taire poui" s'avancer dans la \erln ; mais dès que l'esprit de Dieu nous l'euseigne, le courage nous manque pom- l'exécuter. Nous sentons bien que nous ne sonmies pas ce cpie nous devrions être : nous voyous nos misères; elles se renouvellent tous les jours : ceiiendant on croit l'aire beaucoup en disant (pi'ou vent se sauver. (louqUous pour rien toute volonté qui ne va pas jusqu'à sacrilier ce qui nous arrête dans la voie df Dieu ; ne retenons plus la vérité captive dans nos injustes làcbetés. Ecoutons ce (|ue Dieu nous insjtire. Kproiivoiis l'esiirit qui nous pousse, pour rt^connoîtres'il vient de Dieu ; et, après que nous l'aurons reconnu, n'épargnons rien pour le contenter. Le prophète ne demande passimplementàDieuqu'il luienseigne sa volonté, mais qu'il lui enseigne à la l'aire '.
Jésus que nous ne voulons point quitter la croix, parce (|u'il est inséparable d'elle. 0 corps adorable et souillant , avec (pii nous ne taisons |)lus (|u"une seule et même \ictiiue ! en me donnant \t)tri; croix, dounez-moi votre es|)rit d'amour et d'abandon ; laites que je pense moins à mes soull'rances qu'au boubeur desoull'rir avec vous. Hu "est-ce (| ue je soull're que vous n'ayez souffert? ou [ilulot. qu'est-ce (pie je soulVre, si j'ose me comparera vous ? ( > lioiiime lâche! tais-toi, i"egar<le ton iMaitre , et rougis. Seigneur, faites que j'aime, et je ne craindrai plus la croix. Alors, si je souffre encore des choses dures et douloureuses, du moins je n'en sotilfrirai plus que je ne \cuille bien soulfrir.