‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraireChapitre 215 sur 271 · Eiiekh II, V · texte numérisé non relu

Eiiekh II, V

C'étoit l'heure oU , du jour adoucissant les peines, Le sommeil, grâce aux dieux, se glisse dans nos veines. Tout-à-coup, le front pâle et chargé de douleurs, Hector près de num lit a paru (oui eu pleurs; Et tel qu'après son char la victoire inhumaine, Noir de poudre et de sang, le traîna sur l'arène. Je vois ses pieds encore et meurtris et percés Des indignes liens ([ui les ont traversés. Hélas! qu'en cet état de lui-môme il diffère! Ce n'est plus cet Hector, ce guerrier tutélaire Qui des armes d'Achille orgueilleux ravisseur Dans les iimrs paternels revenoit en vainqueur; Ou , courant assiéger les vingt rois de la Grèce , Lançoil sur leurs vaisseaux la flamme vengeresse. Combien il est changé ! le sang de toutes parts Souilloii sa barbe épaisse et ses cheveux épars

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