I-KITIU'; si U l.i;s (icci IWlInNS lii'; I. ACAHK.MIK
I\i>.|i>rps, liedfrâ rrpsronli'in ornalc poolani '.
(ii;j
toiiti" s;i liéliratosse. liii'ii a'osl ici-bas ciiliirt'iiu'til parlait :
. . . Niliil est ab omiii l'aile beatuui '.
Ainsi quiroïKjuo a vu lo vrai parlait, snil (|uil no l'a pas »'^m1i' ; ci i|ui('<)n(|n(> si* llallt' di" lavoir l'-j^alc . ne l'a pas vu assez, dislint-tcniciil. Hn a un ospril borné avi'c nu cii-ur lniblc t-t ^ain , quand on est bien contint do soi et de son uu\rai,'i'. I/autcnr fontcut do soi est d'urdinairo contonl tout seul :
Ouiii siiii' liv.ili lri|iir ri lii.i •;.tliN .iin.iri'< î. ,
lu li'l auloui- pi'ul axiir do rares talons ; mais il l'aul {|u il ait [dus d'iniaLrinaliiin que do juj-'Onieut ot de s;iino oriti(juo. 11 faut au coutrairo. pour tornier un poète 0}:al aux anciens , qu'il montre un ju^renient suj>ôrieur à l'iniapination la plus vi\e et la plus féconde. Il faut qu'un autour résiste à tousses amis, qu'il leldiiclie souvent ce qui a été déjà applaudi , et qu'il se sou\ienne do cette rèizle :
Noiiiiinqut? preniatur in annum *.
')° Je suis charmé d'un auteur qui s'efforce de vaincre les anciens. Supposé mémo qu'il ne parvienne pas à les é^'aler, le public doit louer ses efforts , l'encoura^'or, espérer qu'il pourra atteindre encore plus haut dans la suite . et admirer ce qu'il a déjà d'approchant des anciens modèles :
I''.;li.i(.T ni.l.l ■•.
Je voudrois (juc tout le Parnasse h: comhlAl d'élo}:es :
l'roxiina l'hal.i Versibus ille fatil ■•. .
Duu,
' II. .RAT. ()<l. 11!.. Il, (hl. \vi , \. 27 «•! J». Jamais, d ■iiriii ami, le Itniiln'ui' n'ol |i3rr;iit.
- ///. ilr Irt. />'W. V. ***.
L'ii p»i>ril itiilotili-
Ailiiiirc, >iii» mal , ta pcrtoiiiu; el »oii »l)ii'.
ï llomT. d'Art, ixtrl. v. 388.
. .• (.>u<> liant un UBL' nubli
Voir»' oovrac»' , «lit on» , «Irnn un- imim-m li.
* lliiH. /./), lib. Il, Ip. I, V. «CO. » VtR.ii., t.7. vu, V. M «US.
Qu'il (■%n\f Coilru», Lui , il"nl le* vers i«mI ilii ^.•^ |>ai- Pli- l»ii>. \.\ U<»' m ».
D.iif.
llMU .
i'ius ini auteur ouusullo avec déiianoe de soi ■^ur un «luvrago qu'il vont encore retoucher, |ilii> il e>t esliuiahlo :
. . . ll;i'C , qua: Yaro lUM'duui pirrecta cjnoliat *.
J admire un auteur (pii dit de lui-même ces belles paroles .
.Nam i\C{\\\v. adliuc Varo vidcnr, iiec diooro Cinnâ l'ij-'iia , st'd artîulos iulcr slniiere ansor olores '.
Alors je voudrois (jue tous les partis se réunissent pour le louer .
l'Iquo viro IMurbi clmiu- .i>Mim\.iii oiniiis ^
Si col autour est encore mécontent de soi , quoique le public en soit très-content, son ^'nùt et son génie sont au-dessus de l'ouvrage mémo pour lequel il est admiré.
<■»" Je ne crains pas de dire (|ue les anciens les plus parfaits ont des imporfoitions : l'iiumanilé n'a permis eu aucun tomjis dattoindic à une perfection absolue. Si j'étois réilnil à no juper des anciens que par ma seule critique , je serois timide en ce point. Les anciens ont un grand avantage : faute de connoitre parfaitement leurs mirurs , leur langue, leur goi'il , leurs idées , nous marchnus à tâtons on les critiquant : nous aurions été peut-être plus hardis censeurs contre eux , si nous avions été leurs contemporains. .Mais je |iarlo des anciens sur l'autorité des anciens mémos. Horace , ce oriti(|ue si pt'iiiHraut , ot si charme d'Homère . est mon garant , quand j'ose s(uileuir que ce grand poète s'assoupit un peu quelquefois dans un long poème :
' ViBiJiL. Eil. Ml , V. iT, llcrcrr» nrcadifiis ! ilu lii-rro |llli^Mnl ViMio/ iriniln- le fiiint iriin poi-lc nait'tjiil. Tissor.
' ViRLii.. Erliiij. IV , \ 26.
>!ais il cManliiil ulor« «Ml rhuniu'iii ili- Varut. \.\ M*<> M-rs iin|i3rfjiU n'iluii-nl pas uiuin* connue.