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CORRESPONDANCE LITri^ISAIlU-: AVEC LA MOTTE.
maiis , ils n'ont rien de naturel ; ils s(n\l i'aux , (louceienx et t'ailes. Que ne dirions-nons point là-dessns , si jamais Canilu'ai jHunoit vous [)osséder? une douce dispute aninieroit la conversation.
0 nor.fos citiktiiuo di'ùin. ([uihiis iiKc, in('i(iuo,
Anio laioiii iiropriiiin vosoor
Scnno oiitiir iioii do villis, (Idiiiiliusvi' aiioiiis
Sod quoi! inagis ad nos
Pertinet , et lusoiiv iiialuni /st, agitanms : uliuiiiiu' Diviliis lioniinos, an sini virtiilo litati '.
Vous chanteriez ([uelcjuet'ois , Monsiciu", ce qu'Apollon vous inspii-ecoil.
Tiiin ViM'o in iiunipnnn Fannosqiin ftM-asqno vidorcs l.udi'ic. Inni rif^idas niolare caruniina quercns-.
DE LA MOTTE A FÉNELON
en partie sur l'expression; et puisque mes censures ne s'étendent jamais qu'aux clioses, me voilà d'accord a^e. saint Augustin et avec vous. Mais, Monseigneur, comme une douce dispute est l'àmc de la conversation, je m'attends bien, quand j'aurai l'iiotmeur de m'entretenir avec vous, à ré\ ciller là-dessus de petites querelles. Je vous dirai , pai' exenq)le , qu'Homère a eu tort de donner à unliouuue aussi vicieux qu'Achille, des qualités si brillantes, qu'on l'admire plus qu'on Jie le hait. C'est, à mon avis, tendre un piège à la vertu de ses lecteurs, que de les intéresser pour des méchans. Vous me ré|)oudrez; j'iusislei'ai ; les choses s'éclaircirout , et j(î prévois avec plaisir que je finirai toujours par me rendre. Nous passerons de là aux matières plus importantes. La raison mo parlera par votre bouche, et vous connoitrez à mon attention si je l'aime. Voilà l'enchantement que je me promets, et malheur à qui me viendra désenchanter.
Je suis, Monseigneur, avec tous les sentimens que vous me connoisscz, etc.
Sur If nit^iiK' sujet.
l'aris, IJ ilr.cMihn- l7|/( MONSEIGNF.fR ,