‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraireChapitre 45 sur 271 · DES EFFETS DE L EUCHARISTIE EN NOUS · texte numérisé non relu

DES EFFETS DE L EUCHARISTIE EN NOUS

Celui qui mo niiin|j;e doit vivre |i(iur moi. S. .Iccm vi. 55 et 56.

C/EST la chair de Jésus-Christ que nous mangeons, mais c'est son esprit qui nous vivifie. La chair seule ne profite de rien, connue il le dit lui-même ; oui, la chair, quoique unie au Verbe , en sorte que saint Jean ne craint point de dire ([ue le Verbe s'est fait ehair. Il ne l'a unie (pie pour nous comiiuiuiquer son esprit plus sensiblement pai' cette société charnelle qu'il a faite avec nous ; il ne nous la donne à manger que pour nous incorporer à lui , et faire vivre nos âmes de sa vie divine. Pourquoi donc, vivant si souvent de lui, refuserons-nous de vivre pour lui? Que devient en nous ce pain céleste , cette chair toute divine ? A quoi servent nos communions ? Jésus-Christ vit-il en nous? Ses senlimens, ses actions se manifestent-elles en notre chair mortelle? Croissons-nous en Jésus-Chtisl à force de le manger ? Toujours s'amuser , toujours murmurer contrôles moindres croix, toujours ramper sur la terre , toujours chercher de misérables consolations , toujours cacher ses défauts sans les corriger, pendant qu'on ne fait qu'une même chair avec lui !

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