PAR
TRADUCTION DE LA Bl'dOLLIÈRE.
XOTICE
Il VIE ET LES OlVfiAGES
FEMMORE COOPER.
Fcnimore Cooper est depuis longlcni|)S surnommé le Waller Scott américain ; mais , quoique la forme de ses narrations se rapproche de celle de l'auteur écossais, le choix de ses sujets, l'excentricité de SCS caractères, la nouveauté de ses tableaux le placent au premier rang des écrivains originaui et créateurs.
La famille de James Fenimore Cooper est originaire du comté de Buckingham , en Angleterre , et ce fut à la fin du dii-septième siècle qu'e.le abandonna la mèrepatrie pour l'Amérique. Notre auteur n.'îquit à Barlington , et fit SCS études au collège d'Yole , dans la ville de INtwIlaven, capitale du Connecticut. 11 ne tarda pas à quitter l'école pour la maline, et la marine pour la )!'.térature. Depuis que ses ouvrages l'ont rendu si célèbre , il a souvent visité l'Europe, observant les mœurs, recueillant les traditions, étudiant les hommes et les livres, rassemblant les maté-
Fenîmore Cooper.
riaux de ses romans , et partout accueilli avec l'estime due » la puissance du génie et aux qualités de l'homme privé.
Cooper débuta dans la carrière littéraire par Précaution, roman intime où l'on trouve une peinture exacte et parfois spirituelle de la société américaine. L'È's/)!0)i parut ensuite , et révéla un talent de premier ordre et une rare élévation de sentiments. Malgré la longueur de quelques conversations, cet ouvrage offre un intérêt puissant et des scènes sublimes. Jamais le dévouement à la patrie n'avait été mis en relief avec tant de grandeur que dans l'histoire de l'humble porte - balle Harvcy Bilch, si résigné dans sa vie et dans sa mort , si glorieux dans sa honte , si fier dans son humilité. Ce roman , comme celui de Lionel Lincoln et les LcUrcs sur te mœurs et les inslilutions des Etais -Unis, annonce dans l'auteur des sentiments patriotiques qui l'honorent, et ont grandement contribué à ses succès parmi ses compatriotes.
On peut diviser les ouvrages de Cooper en plusieurs classes : les romans maritimes : le Pilote, le Corsaire Rouge, l'Ecumeur de Mer, le Robinson , etc. etc. ;
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Ifs romans aitii'riciinii : le Dirnier den Mnhicam) , les Pionniers, la ruiirie, is rurilnitis J'Aiiu'riijue, l'Onlario ; et lis romans curo|)('i'ns : le U arti . le llnuncuu de lierne, Clirifti'plu' Coliitnb , etc., de. C'csl «lii.-.iiil il l'riiil lis mœurs île s.i piitrif, quand il lotiacc. la lulli* de la rivilisation iivrc iVlHt sinva^je , (juand il nous conduit à travers les fiui'ls \ifrgosdis Etals Unis, qu'il est véritihli'mcnl supi'rtour comme iiairaU'ur et comme poiile descriptif. Le Dernier des Moliicans est ua
clif f-d'oMivre devenu classique dans toulfs Ira l.inguet de I'F.uro|ie, i|uiii(|u'en fjrnrral 1rs traductions laissent l)i-auiou|> à dfeircr sous le ra|)|uirl de l'iHi'fjance et de l'i'iactitude. Pour l'intpr^t et la simplicité du snjct, ce roman ]iourrait être comparé à celui de Umicl de Foë. Ce siint de CCS ouvrages qui deviennent populaires dès leur apparition, sont lus et appréciés par toutes les classes, et se transmettent comme d'impérissables monuments aux générations à venir.
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