‹ Œuvres completes de Fenimore CooperChapitre 80 sur 253 · LES PIO^'^•TF.RS · texte numérisé non relu

LES PIO^'^•TF.RS

et n ijiird.i !«• jiif!" avec Une e\prfSsion ilt- ressciitniirnl s.iiiv;i[;e. Ses niiiliis iRiiilil.iiiKs iMiiiiiiil f.iirc <lt'S cllorls pour drluhrr ]r lomiihawk qui l'i.iit snspniilu j su ctinlure. Kn cit iiisl.nil, Hiihnrd mil un (loi (le cidrt' drviir.l Ir Moliicin. Les tmils tic (('liii-ci prirent un caractère d'idiotisiiu'; sts yciiv s'^'•!:ar^rent ; s;tisiss:tnl le viisc à deux mains, il se rnivers-,i sur son liane pour boire, et il oui à peine la force de repl.icer sur l,i laide le jiol qu"il avait \i(l('.

— ^e verse pas de sm;; ! s écna le eliasseur, lorsqu'il vit la colère s'allumer ilans les yeux de llndien ; mais il est ivre, el ne peut fane de mal. Voilà comme sont les sauvaj;cs ! donnez-leur à boire, et vous en faiti s iles brutis ! l'.b bien , le ti ni|is viendra où justice sera faite ; il faut pn iidre palienee.

JNaili.nie prononça ces mots en delaware; il avait à peine terminé, lorsipn' Ricbard s'écria :

— \ oilii le vieux Jolin hors de combat. Capit.iinr, faites-le coucher dans la ijranije, el je pijerai la dépense, le suis riihe ce soir, dix fois plus ri. Ue que Mannaduke avec ses terres, ses renies et ses hjpollièqucs.

Le sage bannit La m<-laiicitlie; Vive la fol'e, Qui nous r jeunit I

Pnvri, Hir.<m, buvez! C'est la veille de IVocl , et elle n'arrive qii une fuis I ..n.

— Ib , bi ! dit Iliram, dont le vis:!f;e t'Iail empourpré, M. Rchard rst lùcn musical ce suir! il est pie n de talent, et, a' ec son concoiirs, j'arri'Crai à fiire une bi'llc éi; isc.

— Vie église, monsieur IJiolile '. nous ferons une calbédrale, avec des é^êl|ues, des prèires, ui e s.icnslie, un clin'ur, un orgue, un organiste et des soulllits, nous plar.lirons un tlocbcr à chaque bout de notre bàlimerit. et cela feri deux églises.

La gaii lé connnuniCcitive de Richard fut bientôt partagée par tous les assistants, qui pr.druigcrent 'eiir réveillon jusqu à une heure trèsavancée. Lursqri ils reprirent le chemin de leur doiiiieile, iMannadiiKe seul avait roiiservé son sang-froid. Au nioiiienl ciii il rentrai! chez lui, il ne vil plus iiiihard et le major, qui él.iient sortis avec lui de l.mberge, br.s ilissus. bras dessous. Il courut à leur reiherehe, et les retrouva tous deux enterrés d.nis un monceau de neige ; on n'a]ierrevait plus que leurs tèles, mais Richard chantait encore avec vivacité :

Le sagp bannit La mclaiirolie; Vive la folie.

Qui nous ra.eunitl

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