LETTRE XXXVI
GoarLiMBiiT AUX ninns soa la coiiyAi.8CBVcB db la sopékibobb.
Vous ne sauriez croire , mes trës-'Chères sœurs , la consolation que j*ai ene d'apprendre que votre snpé* rienre se trouve un peu soulagée, et qu'il y avoit encore quelque espérance que Dieu vouloit vous, la conserver. Cette grâce seroit d'autant plus grande que nous l'avions moins attendue. Comme il faut recevoir les afflictions qu'il nous pnvoK^ avec résignation et avec respect , il faut recevoir les bieos qu'il nous fait avec joie et. reconnoissaoce. Je fais mille complimens à la malade sur sa résurrection , et à mesdames de B... et de L... sur leurs espérances. Madame la présidente de M... va vous voir ; j^ lui ai donné permission d'entrer dans le couvent. Ellq vous donnera de bons avis pqur vous soulager , et pour vous empêcher les unes et les autres d'être malades. Suivez-les, et croyez-moi avec iine cordialité patecnelle, mes très-chères sœurs , votre, etc
A Nismes , ce aS fëvrier 1698.
LETTRE XXXVIL
DS CIVILITÉ AU rSRB rULGBRCB DB BB|.LBGABI>B| BABRABITB , SDH- OKB 0BAI80II PUnifiBB DE LA COMPOSITIOH DB CB pAbB.
J'ai lu avec beaucoup de satisfaction , mon révérend père, l'oraHon funèbre que vous aver eu la bonté de m'eavoffer. L'éloge que vous y faites de feu monseigneur l'évéque de Genève est digne devons et
digde de lui. Vous arvez recueilli ses actions , ses sentimens , son esprit , qui sont d'une grande instruction pour nous et d'une grande édification pour toute TEglise. J'ai eu l'honneur de connoître autrefois ce prélat , lorsqu'il vint à la cour de France , et je fus touché, comme les autres, de sa douceur, de sa sagesse et de sa piété. L'image de sa vertu a demeuré comme gravée dans mon cœur çt dans ma mémoire , et j'en ar parlé dans les occasions avec tant de vénération et de plaisir que plusieurs personnes ont cro que j'avois dessein d'écrire sa vie. Quand mes occupations ne seroient pas aussi grande^ et aussi importantes qu'elles sont dans un diocèse où l'hérésie a régné si long-temps, et où nous ne pouvons presque suffire à nos travaux apostoliques, il seroit inutile de faire le récit des vertus chrétienne^ et de la conduite épiscopale de ce saint homme , après la peinture si vive que vous en avez faite dans son oraison funèbre. Comme vous connoissiez et vous affectionniez votre sujet , on voit bien que vous y avez mis tout votre esprit et tout votre cœur. Ce discours plein d'éloquence et de piété peut non-seulement servir de mémoires, mais d'histoire même à ceux qui voudront profiter des grands exemples de ce prélat. Il ne faut tirer que du fond de la vérité comme vous faites la matière de ses louanges. Je vous rends donc mille grâces du présent que vous m'avez fait; je l'estime comme je dois , et je suis avec toute la considération que vous méritez, mon révérend père, votre, etc.
A NismeS| ce lo juin iGgfi,