‹ Œuvres complètes de Fléchier, avec une notice du discours préliminaire sur la vie et les ouvrages de ce célèbre orateurChapitre 101 sur 292 · LETTRE XXXVIII · texte numérisé non relu

LETTRE XXXVIII

A Jl. li'AMi KIKAftO , SOm LJU ■OOTCl.LtS PUBLIQIlIt.

Il faut bien , aion»ear^ que je tous remercie de temps en temps de tous les soins que vous prenez de m'écrire. Qsoîque les nopvelles soient aujourd'hui et rares et peu considërableâ , il faut les savoir et s'en <^iitenter. La paix ne produit pas de grands ëvënemens , et tou^ la curiosité se borne aujourd'hui à entendre et lire les raisons de M. de Cambray et de M. de Heaux , et à sayoir ce que Rome aurapranonce sur ie$ disputes du quiétisme. En vérité , il seroit bien à souhaiter que cette aflaire fât terminée. Si le livre de M. de Cambray est eondamné, je suis persuadai qu'il le condamnera tui-méme ; et que, par une entière et sincère soumission , il édifiera l'ÊgUse et apaisera le zèle des prélats qui ont combattu sa doctrine comme nouvelle. Voici les chaleurs , et je vais bientôt gagner la campagne. M., et madame de Lamoignon ont passé ici , et repasseront dans quelques jours pour s'en retourner. Je m'imagine que vous ferez de votre côté quelque promenade k la campagne. Jouissez du repos et du loisir que Dieu vous donne et croyez -moi toujours avec beaucoup d'estime et de reconnoissance , monsieur , votre , etc.

A Mistoes, ce 2731110 1698.

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